CI. Underwood
Antilope Guib.
; Al CI. Berridge.
vorufula), dont la taille dépasse celle du Chevreuil ; il porte de jolies petites cornes légèrement courbées en avant et vit par couples. On le rencontre jusqu'en Afrique centrale. Dans les mêmes pays, on trouve l'Antilope Sing-sing (Kobus unctuosus), dont l'aspect et la taille rappellent le Cerf; ses cornes sont longues, minces, annelées et courbées en lyre; il vit en petites troupes dans le voisinage des marais. De taille un peu supérieure est le Cobe Waterbok (K. ellipsiprymnus). L'Hippotrague noir (Hippotragus niger) habite les mêmes régions ; cependant il est devenu très rare dans la région du Cap, où l'Homme l'a à peu près exterminé. Cet animal est d'un beau noir, avec une crinière soyeuse qui s'étend depuis les cornes jusqu’au milieu du dos. Les cornes longues, fortes et annelées, sont courbées en arrière. Le Chevalin (H. equinus) est différent de robe. L'Antilope zébrée ou Guib (Tragelaphus scriptus) a la tailfe d'un Daim; son pelage est orné de bandes et de taches blanches. Comme le Riedbock, il vit par couples et recherche les forêts de l'Afrique occidentale et de l’Abyssinie. L’Antilope à sabre ou Algazelle (Orvx gazella) est ainsi nommée de la longueur et de la finesse de ses cornes annelées et peu courbées; ses petites troupes se déplacent dans les déserts de l'Afrique centrale. L’Antilope Canna (Oreas canna), par la lourdeur de ses formes, rappelle les Bovinés et plus particulièrement le Zébu ; ses cornes droites et spiralées l'en éloignent. Détruite dans la région du Cap, cette espèce ne se rencontre plus que dans l'Afrique équatoriale. L'Antilope à nez tacheté (Addax nasomaculata) circule en troupes dans les déserts du Sahara et de la Nubie : c’est l'Abbou-Addas des Arabes, aux cornes légèrement spiralées et annelées. L'Antilope Coudou (Strepsiceros kudu) est un fort bel animal aux cornes longues, fortes, bien spiralées, mais peu annelées; il a bien l'allure du Cerf et son attitude est belle. Il habite les forêts, depuis le sud du Sahara jusqu'à l'Afrique méridionale. Dans cette dernière région, sauf aux environs du Cap où elle a été détruite, on rencontre l’Antilope ou Bubale Caama (Bubalis caama), aux petites cornes bizarres. Des animaux bien singuliers sont les Gnous. Le Gnou à queue blanche (Connochaetes gnu), de l'Afrique méridionale, porte des cornes épaisses à la base et très rapprochées l’une de l’autre; sa tête est véritablement celle d’un Buffle; cette parure appartient aux deux sexes. Sur le nez et sur la gorge existent des brosses de poils raides; le cou porte une crinière qui recouvre encore le garrot. L'arrière-train, muni d’une queue touffue, rappelle celui d’un petit Cheval. L'espèce à barbe blanche (C. alboju-
batus) est très voisine.
CI. Machin.
Dépouille d’Antilope Coudou.
C1. Underwood.
Oryx beïsa.
ge CL. Dando.
Antilope Canna.
Il ya fort peu d'Antilopes en Amérique; nous citerons l'Antilope à fourches (Antilocapra americana), qui nous rapproche des Cerfs: cette espèce est amie des steppes qui s'étendent depuis le Mexique jusqu'aux Montagnes Rocheuses :
ses cornes rappel-
ds UE (À lent un peu, ex- A MALE 4, 97 À f , | a) Ce \ b térieurement au =) D ne 25 + LA à moins, celles du A TA er TN pe ee shpact CE. 7 Chevreuil; il y PCR a
existe un petitandouiller. Comme toutes les Antilopes qui se déplacent en troupes, celles-ci le font sous la conduite d'un vieux mâle. Leur agilité est des plus remarquables; ajoutons que tous les Antilopinés se défendent avec un grand courage.
La famille des Girafidés ne comprend qu'un genre avec plusieurs espèces, dont la Girafe commune (Giraffa camelopardalis) est la plus connue. La tête de cet animal est fort petite et située à 6 mètres au-dessus du sol: elle est couronnée par deux petites cornes pleines, persistantes et recouvertes par la peau; elle se termine en avant par des lèvres mobiles aptes à cueillir le feuillage des arbres avec la collaboration active de la langue, qui est très longue. Ses yeux sont grands, doux et très expressifs; sa dentition est celle des Cavicornes. Le cou est démesurément long ; mais, comme nous l'avons dit plus haut pour tous les Mammifères, il ne compte, malgré ses dimensions, que sept vertèbres, ce qui le fait peu flexible. Le corps, monté sur de grandes jambes, est déclive ; il s'incline d'avant en arrière. La Girafe marche l'amble, c'est-à-dire qu'elle déplace en même temps ses deux pieds droits ou ses deux pieds gauches. [a teinte de sa robe est jaune sur le dos, avec une fort agréable tacheture, et blanche sous le ventre. Ce Ruminant habite le centre et le sud de l'Afrique, où il est devenu plus rare, car il a été décimé par les chasseurs. Il ne peut saisir les végétaux du sol qu'en écartant largement ses jambes antérieures (fig. 1020). La girafe ne vit pas longtemps en captivité. Sa destruction est infiniment regrettable: c'est un animal très curieux; il représente, comme beaucoup d’autres, un type qui n'a pas d’analogues et qui devrait être l'objet d'un régime de protection; ce sont ainsi les formes les plus intéressantes qui, les unes après les autres, sont sacrifñiées au grossier plaisir de tuer.
On a établi plusieurs sous-espèces de Girafes, en se basant sur des caractères d’ailleurs peu importants et correspondant aux régions africaines habitées par ces animaux : Soudan égyptien, Kordofan, Nigeria, Kilimandjaro, Somalie, Afrique australe; ce ne sont que des variétés. La Girafe habite de préférence les plaines plus ou moins
Fig. 1020. — Girafes,
Fig. 1021, 2 : ? \ N QTÉ are désertiques, mais semées çà et là de taillis. d’'Eléphant. Son galop est extrêmement rapide ; les chas-
seurs la poursuivent généralement à cheù val. Les premiers individus introduits SK en Europe, en 1827, y produisirent dans le public une véritable sensation.
Molaire d’'Elephant
avec les à saillies émaillées IT de la surface travaillante. Fig. 1023. — Mastodonte.
Fig. 1824, — Dinothérium.
On a découverten 1900, au Congo, un animal assez curieux, l'Okapi (Okapia Johnstoni), dont le cou très long et la langue préhensile rappellent la Girafe et dont les jambes sont ornées de bandes analogues à celles du Zèbre. Il n’a pas de cornes et ne porte ni incisives, ni canines à la mâchoire supérieure. Son sq uelette présente beaucoup de rapports avec celui de l'Helladotherium, animal fossile trouvé en Grèce.
L'Okapi est assez nettement intermédiaire entre les Girafdés de l'Ere Tertiaire et les Girafes actuelles. Un individu vivant a été amené en Europe et, entouré de tous les soins, n’a vécu que peu de temps, au Jardin zoologique d'Anvers. C'est que cette espèce est rare, très farouche et localisée dans les forêts montagneuses de l’Ituri et de l'Uellé, en Congo belge. En outre, les indigènes qui peuvent s’en procurer les tuent pour la peau, avec laquelle ils ornent les insignes des chefs. Les Pygmées mambutis ont pu fournir à M. Wilmet quelques renseignements sur les mœurs de l'Okapi. Sa propreté est remarquable et il se lèche comme les Chats. Il se nourrit de feuilles d'arbres et d'arbustes, principalement de celles du manguier; mais il ne se déplace guère que la nuit. Pendant le jour, il recherche les abris ombreu x et dort debout, ou bien couché, mais alors portant la tête haute et appuyée sur un tronc d'arbre, par exemple. Pour boire, la hauteur de son avant-train l'oblige à écarter fortement les membres antérieurs ; il marche l’amble comme les Girafes; ses allures sont le pas et le galop. Le mâle et la femelle ne s’accompagnent que durant la saison des pluies, qui est celle de l’accouplement. Cet animal peut atteindre la taille du Cheval. Il est heureux pour lui de vivre caché ; quand il sera plus accessible, ses jours seront comptés.