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PESACŒLCENTERES
Melithea (Nouvelle-Galles du Sud).
sont semblables entre eux, et ils communiquent tous par une quantité de canaux en réseau, enfouis dans l'écorce rouge. La cavité de chacune de ces fleurs est à la fois chargée de la digestion et de la reproduction, qui se produit au bord des cloisons découpant cette cavité en huit compartiments égaux.
Chaque polype, à l'époque de la reproduction, émet une petite larve blanche, ciliée, vermiforme ; elle s'échappe par la bouche de son parent et nage jusqu ‘au moment où elle trouve un support solide, convenable pour sa fixation ; elle commence alors à sécréter son squelette; elle devient rouge, par la formation de petits spicules calcaires, rouges, dans sa peau, et finalement un premier polype s'épanouit. Plus tard, un second polype, puis un troisième, puis beaucoup d'autres bourgeonnent dans la peau. Le Corail vit bien dans les aquariums, mais il exige une lumière très atténuée et ne s'épanouit pas s’il fait trop clair; il aime l’eau fraîche; aussi n'est-ce qu'en hiver que l'on peut en voir de belles branches, bien épanouies. Ces magnifiques animaux s'étalent lentement, mais se contractent et se ferment brusquement à à la moindre alerte ; aussi sont-ils fort difficiles à étudier vivants.
Le Corail, qui a été longtemps pris pour une plante, en raison de sa forme arborescente et de ses polypes à l'aspect de fleurs, se trouve un peu partout dans les fonds rocheux de la Méditerranée, en particulier sur la côte, entre Tunis et Alger: mais on en rencontre souvent sur la côte de Provence, des Pyrénées-Orientales, des Baléares, de Sicile, de Naples: on en trouve aussi au Sénégal et aux îles du Cap-Vert.
On le pêche sur les fonds rocheux de 20 à 150 mètres, au moyen d'un engin fort simple. C'est une croix de bois, aux quatre extrémités de laquelle on attache de gros paquets d'étoupe et de vieux filets; on la traîne sur le fond et, quand on la suppose garnie, on la remonte au cabestan. Ces engins sont portés sur des barques de 6 à 15 tonneaux et manœuvrés par cinq à douze hommes. C'est une pêche très pénible, exercée surtout par des nègres et des Italiens de la dernière catégorie.
Alcyonium disitatum épanoui.
Alcyonium digsitaltum [ensemble] (Aquarium de Banyuls).
Sympodium coralloides blanc.
Alcyonium disitatum [détail] (Aquarium de Banyuls).
Cette pêche, qui était florissante il y a une quarantaine d'années, n'est plus exercée sur les côtes d'Algérie et de Tunisie. Peut-être reprendra-t-elle, quand la mode reviendra au corail. En 1888 on avait recueilll 35000 kilogrammes de corail sur la côte d'Algérie, valant brut de 2 à 3 millions et, travaillé, au moins 15 millions.
On peut, au point de vue commercial, distinguer plusieurs catégories : 1° le corail noir, qui n'est autre dre que des branches mortes tombées dans la vase qui les a noircies; 2° le corail de choix, qui est constitué par les belles branches épaisses, permettant de sculpter des bijoux compliqués ; on les vend à la pièce; 3° le corail en caisse, mélange de morceaux moyens et de petites branches: 4° les petites branches. Les variétés les plus chères sont le corail rose dit peau d'ange, qui est rare et a une grande valeur.
Le corail sert surtout à la parure: on le travaille principalement en Italie et à Marseille; on en fait des perles rondes ou ovales, pour colliers, chapelets, bracelets, etc. Les Arabes percent d'un trou au milieu les petites branchettes polies, en enflent un grand nombre, et ces colliers bizarres servent, non seulement de parure, mais de talisman pour faciliter les accouchements. Les grandes pièces sculptées, en oiseaux, corbeilles, fruits, etc., servent de broches; d'autres, taillées en petites breloques, passent pour conjurer le mauvais sort; en Italie on en porte beaucoup. On en fait encore de nombreuses incrustations d'armes; de grosses rondelles sont portées comme amulettes par les chefs nègres du centre de l'Afrique.
On trouve en Chine, au Japon, des espèces voisines du corail, mais beaucoup moins belles.
Le Corail nous a fourni un excellent type d'Alcyonaire: nous allons rapidement en indiquer quelques autres.
Les Gorgones, qui sont arborescentes, peuvent atteindre de très grandes dimensions, plusieurs mètres. En squelette est souple, corné et peut se ramifer ou se disposer en réseau ou en simple baguette.
Pteroides griseum épanoui.
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Les polypes et l'écorce sont remplis d'une foule de petits grains calcaires colorés, qui leur donnent souvent l'air d'avoir été teints. Les Gorgones abondent dans toutes les mers (Melithea); on en trouve dans les petites profondeurs, sur nos côtes (Gorgonia verrucosa); d'autres habitent les abîimes de la mer et sont douées du pouvoir d'émettre de la lumière. Les Jsis sont
Tubipora musica épanouie (d'après Gardiner).
écorce de grands polypes qui ont jusqu'à 5 centimètres de long, transparents comme du cristal. La Réñnille, de couleur violette, est plus courte ; elle a l'aspect d'un cœur de cartes
à jouer, sur lequel sont plantés des: polypes hyalins. Les Virgulaires, au corps allongé en une longue tige, se trouvent en grand nombre plan-
— tées dans la vase des grands fonds. Les Ombellulaires ont aussi l'aspect
d’une longue tige. Les Kophobelemnon, qui vivent à une plus grande profondeur, leur ressemblent. Citons encore les Tubipora, formant d'énormes blocs de tubes calcaires rouges, abondant parmi les récifs de coraux; longtemps on a cru qu'ils appartenaient à cette famille. Les Héliopora, entièrement imprégnés de calcaire, ont été pris pour des coraux dont la masse solide bleue est percée de trous, dans chacun desquels est un polype.
des Gorgones dont le squelette rameux \ \\ à est formé de disques alternativement calcaires et cornés ; elles sont particulièrement étincelantes et émettent des jets de lumière à teintes changeantes |\\ dans les grandes profondeurs où elles habitent. DN
Les Alcyons, dont une espèce (Al- \\ cyonum palmatum) se trouve sur nos A côtes, n'ont pas un squelette continu, À mais un feutrage de longs spicules; ce sont de superbes animaux dont les polypes épanouis ressemblent à une touffe de fleurs. Les Sympodium ont le même aspect. Les Pennatules, en forme de plume d’autruche, sont formées d'un axe d'où. partent, de chaque côté, des barbes garnies de
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polypes:; la Pennatula phosphorea répand de À À belles lueurs vertes. La Vérétille(Veretilla cyno- \ morium), dont le corps cylindrique, de couleur 1
rose, se gonfle d’eau et augmente beaucoup de volume, puisqu'il passe de 10 à 50 centimètres, laisse sortir de son
Fis. 78.
Lampelia cancerina (d'après Chun).
Heliopora cœrulea( mer des Indes).
(d'ap. Chun).
Beroe ovata (Aquarium de Banyuls).
CTÉNOPHORES
Il est difficile d'enlever les Cténophores de la classe des Cœælentérés; mais cependant ils en diffèrent par tant de caractères importants, qu'il est permis d’hésiter. Leur aspect général rappelle vaguement celui d'une Méduse: c’est une masse de tissu transparent, mou, gélatineux et très fragile, sur laquelle on voit huit rangées de palettes irisées semblables à de petits peignes, disposés en files, qui battent régulièrement en produisant de fort jolis jeux de lumière. Le type le plus simple est le Béroé, dont le corps ovoïde, gros comme un œuf de poule, malléable, ressemble, quand il nage, à un petit ballon dirigeable. À l’un des pôles se trouve un orifice conduisant dans un estomac et, de là, dans un réseau de canaux. À l’autre pôle se trouve un organe sensitif très compliqué. Les Béroé abondent dans la Méditerranée, l'océan Atlantique, où ils naviguent en grands bancs; il en est de même des Hormiphora plumosa, plus petits et pourvus de deux très grands tentacules plumeux; citons encore le Ceste de Vénus (fig. 79), quiala forme
un ruban de cristal.
Cestus veneris
Tubipora musicalis (Sandwich).
CI, de S. Gardiner,
NATURELS DE L'ILE WARRIOR (DÉTROIT DE TORRES) PRÉPARANT LA BÉCHE-DE-MER POUR LES MARCHÉS DE LA CHINE.