‹ Histoire naturelle illustrée; les animaux, les invertébrésChapitre 54 sur 260 · CI. Lassalle · texte numérisé non relu

CI. Lassalle

Parc à bigorneaux, au Croisic.

d'une épaisse coque. Tous les embryons de Gastéropodes naissant dans l’eau possèdent une petite coquille spiralée, par l'orifice de laquelle sort un grand voile lobé, cilié, locomoteur, et un pied muni d'un opercule (fig. 195).

Les Gastéropodes sont répandus dans toutes les mers; leurs espèces

Fig. 200, — Xénophores.

ri

X D À, Xenophorus lithophora; B, X, corrugata.

Fig. 199.

Chiton. terrestres abondent aussi, sauf dans les régions trop

froides, polaires, ou trop sèches (Sahara). On en a trouvé dans les grandes profondeurs de la mer; mais là, comme dans les régions polaires, ils ont une tendance à la diminution des coquilles calcaires, qui deviennent très minces et très fragiles.

Au contraire, dans les eaux chaudes des mers tropicales, ils accumulent le calcaire, deviennent lourds, massifs.

Les Gastéropodes se divisent en un grand nombre de familles, dont nous indiquerons seulement les principales. On s’est servi pour établir leur classification de certains de leurs caractères, tels que la forme de leur coquille, de leur radula, de leurs dispositions anatomiques, de leur biologie. Nous ajouterons que nous comprenons dans les Gastéropodes les Mollusques pélagiques marins que l’on désigne habituellement sous le nom de Ptéropodes.

Tout à fait à la base des Gastéropodes se trouvent quelques formes très, singulières qui ont beaucoup plus l'aspect de Vers que de Mollusques : ce sont les Néoméniens et les Chœtodermiens, animaux marins qui se rencontrent assez rarement, vivant soit dans la vase, soit parmi les Hydroïdes qu'ils broutent (fig. 196 et 198).

Fig, 201, — Cyclostome.

Gastéropodes,

À, Pleurotomaria; B, Cypræa; C, Melania,

Scalaria preciosa. Ampullaria.

Les Polyplacophores, qui viennent ensuite, ont une coquille dorsale formée de huit plaques calcaires symétriques, articulées entre elles, de telle sorte que l'animal se roule en boule. Ces Mollusques ont un gros pied charnu qui leur permet de ramper sous les pierres où ils se cachent. On en a pêché jusqu'à plus de 4000 mètres de profondeur.

Souvent les plaques calcaires de ces animaux sont criblées de petits trous dans lesquels sont encastrés de petits organes des sens, peutêtre des yeux. Les Chitons (fig. 199) sont les plus connus de ces Mollusques, mais il y a un grand nombre de genres et d'espèces qui vivent à peu près dans toutes les mers, aussi bien sur les côtes que dans les grands fonds.

Les Prosobranches, qui constituent la grande majorité des Gastéropodes, sont divisés en deux sections : les Diotocardes, dont le cœur a deux oreillettes, et les Monotocardes, où il n'y en a qu'une. Nous donnerons seulement quelques exemples.

Parmi les Diotocardes, signalons les Patelles, dont la coquille conique recouvre un animal charnu solidement fixé aux rochers par un pied formant ventouse. Ces animaux très abondants sur nos côtes sont connus sous le nom de Berniques ou Arapèdes.

Les Fissurelles leur ressemblent, mais le sommet de leur coquille est percé d'un trou.

Les Haliotides, appelées aussi oreilles de mer ou Ormeaux, ont une grande coquille plate nacrée, percée d’une série de trous. De très grandes espèces exotiques sont utilisées pour leur nacre. Dans nos pays on mange leur pied charnu.

Les Pleurotomaires, très rares actuellement, abondèrent dans les temps primaires. Ils ont une belle coquille fendue antérieurement.

Les Trochus sont très communs dans la plupart des mers. Ils ont un opercule corné, tandis que les Turbo ont un opercule calcaire.

Les Monotocardes sont représentés, eux aussi, par un très grand nombre de familles et d'espèces.

Les Janthines sont remarquables par leur vie pélagique : leur coquille très mince, colorée en bleu lilas, est fort légère. Les Janthines vivent à la surface des océans par bancs immenses planctoniques.

Les Scalaires ont de fort élégantes coquilles allongées, pourvues d'ornements variés. On en connaît des centaines d'espèces.

Chez les Lamellaria, la coquille est enfouie sous les prolongements vivement colorés du manteau; ces mollusques se nourrissent d’Ascidies.

Les Xenophores (fig. 200) ont a singulière propriété de souder à leur coquille les fragments de pierres, de vieux coquillages, de sorte que leur vraie coquille disparaît sous ces débris hétéroclites.

Les Littorines nous fournissent une espèce comestible, le vulgaire Bigorneau, si commun sur nos côtes, où on l'élève dans des bassins, sur des planchettes,notam- - — ment au Croisic. Vermets sur un rocher.

Porcelaines. Patelles. Delphinule.

Littorine. Marginelle. Pterocère. Vermet. Pourpre.

Vivipare. Turbinelle. Scalaire. Pleurotome. Casques.

de - - LÉ 4 u a ||

Trochas. Volutes.

Cérithe.

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