‹ Histoire naturelle illustrée; les animaux, les invertébrésChapitre 55 sur 260 · THE LIBRARY + OFTHE UNIVERSITY OF ILLINOIS · texte numérisé non relu

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ÉESMXMOLELUSQUES 77

Carinaire. Crepidula. Buccinum undatum.

les plus grands gastéropodes, notamment le Triton nodifer de la Méditerranée, qui peut atteindre 40 centimètres.

Les Murex, célèbres depuis l'antiquité par la pourpre que les anciens en retiraient pour en teindre leurs étoffes, sont de fort beaux coquillages : le Murex brandaris se vend sur nos marchés du littoral de la Méditerranée. Le Murex erinaceus fait de grands dégâts dans les parcs à huîtres. Il en est de même de la Crepidule. Les Purpura, dont le manteau sécrète un liquide analogue à celui des Murex, se colorant à la lumière, sont aussi très communes. Les Buccins se trouvent aussi sur nos côtes et sont mangés par les pêcheurs. Signalons seulement les Fusus, les Mitres, les Volutes, les Harpes, les Olives (fig. 202), les Terebra, les Cônes (fig. 204), etc., tous coquillages recherchés par les collectionneurs à cause de leur beauté et de leurs très nombreuses espèces.

Ici se place une série de Mollusques, celle des Hétéropodes, qui, extérieurement, diffèrent beaucoup des précédents, parce qu'ils sont adaptés à la vie pélagique; la transparence de leurs tissus les fait se confondre avec l'eau ambiante dans laquelle ils nagent, le dos en dessous, au moyen de leur pied transformé en une palette ondulante analogue à un éventail. La masse des viscères est réunie sous une élégante coquille chez les Carinaires, dans une peau argentée chez les Pterotrachées et les Firoles.

Les Opisthobranches ont rarement une coquille externe; leur dans l'eau de mer et dans les eaux saumâtres. corps est mou, souvent pourvu d'élégants appendices, aux vives cou-

Les Vivipares renferment les Paludines, qui leurs. Les uns rampent sur les rochers, parmi les algues; les autres vivent dans tous nos cours d’eau peu rapides ; les peuvent nager, par suite de la transformation de leur pied en lame Ampullaires, beaucoup plus grosses, charnue ondulante. Leur système nerveux est construit sur un type abondent dans les pays chauds. qui les sépare nettement des prosobranches ; ils sont hermaphrodites.

Les Cérithes d'eau salée et sau- On divise les Opisthobranches en quatre sections: T'ectibranches, mâtre et leurs voisins les Melanides Ascoglosses, Nudibranches, Ptéropodes. Les anciens auteurs for-

ET maient des Ptéropodes une sous-classe spéciale, de même valeur que

les Gastéropodes.

À | Parmi les T'ectibranches signalons les Bulles (fig. 203), dont le AN grand pied leur permet de nager très vigoureusement: leurs viscères sont cachées dans une coquille spiralée globuleuse; les Scaphander (fig. 205) émettent un pied susceptible de se remplir d'eau et rampent ainsi dans le sable. Chez les Philines (fig. 207), Fig. 206. la coquille est interne; il en est de même

Murex chez les Aplysies, qui vivent dans les herbiers

Brandarix. et émettent un liquide d’un très beau violet quand on vient à les exciter. Signalons un très beau Mollusque, l'Ombrelle de la Mé-

d'eau douce renferment de diterranée, qui a une coquille ronde et plate.

nombreuses espèces.

Les Vermets sont en forme de tubes plus ou moins spiralés, souvent collésauxrochers.

Les Strombes, les Pteroceras, les Chenopus, ont sur le bord de leurcoquilleadulte, qui atteint de grandes dimensions, des prolongements calcaires.

Les Cvyprées ou Porcelaines, grâce à leurs belles couleurs, à leurs innombrables variétés, à l'élégance de leurs

Fig. 202. — Cônes.

À, Conus virgo; B, Marmoreus ; C, Episcopus.

Ici vient s’intercaler une vaste famille, celle des Cvclostomides (fig. 201), ayant une respiration aérienne, leur branchie étant remplacée par une sorte de poumon.

D'innombrables petits coquillages littoraux appartiennent à la famille des Rissoides, qui vivent

Fig. 205. — Scaphander lignarius (d'apres Guiart).

oe \emdr >” formes, font la joie des collec- 7 tionneurs de coquilles. : Fig. 207, — Phuiline aperta (d'après Guiart). Ombrelle de la Méditerranée. Les Tritons comptent parmi A, Face dorsale ; B, Ventrale. Fuseau.

LES ANIMAUX. vie

Phyllirhoe

Tritonies rampant sur une Gorgone bucephalum.

(Aquarium de Banyuls).

3 Leucochroa candidissima.

Zonites algirus.

Laissons les Ascoglosses, qui sont surtout représentés par de tout petits animaux de structure assez rudimentaire, pourarriveraux Nudibranches, qui sont plus nombreux et plus importants. Certains d’entre eux, comme les Eolis (fig. 209), ont le corps couvert de papilles dont le nombre et la forme sont très variés; dans certaines espèces, les Doto (fig. 210), les Dendronotus, les Tritonia, ces appendices dorsaux sont fort jolis. Les Thethys, beaucoup plus grandes, portent une grande membrane frangée tout autour de la bouche: elles peuvent nager en contournant leur pied ; elles ont sur le dos de gros appendices marbrés.

Signalons en passant les Phyllirhoe, au corps plat et transparent, qui sont pélagiques et produisent de la lumière.

Les Doridiens ont leurs branchies disposées en cercle autour de l’orifice anal; ils comprennent un grand nombre d’espèces, parmi lesquelles on doit signaler les Doris (fig. 215), dont plusieurs se trouvent sur nos côtes; certaines d'entre elles ont de très vives couleurs et celles qui habitent dans les récifs de coraux ont une tendance à se couvrir de taches colorées qui les font ressembler aux polypes parmi lesquels elles se dissimulent.

Les Ptéropodes sont tous pélagiques: ils sont de petite taille, quelquefois transparents, et vivent en bancs énormes dans toutes les mers. Les uns ont une coquille excessivement délicate, les autres en sont dépourvus. Leur pied est transformé en nageoires qui ressemblent assez à de petites ailes de papillon; de là est venu leur nom de Ptéropode.

Les Limacina (fig. 211) ont une coquille hélicoïdale: les Hyales (fig. 213 et 214) sont renflées comme une bourse: les Cléodores (fig. 212) ont une mince coquille à grandes pointes : les Cymbulides ont le corps enfermé dans une coquille cartilagineuse semblable à un petit sabot transparent.

Le . Les Pneumoderma sont nus. Les 7 Clio abondent dans les mers polaires.

& Les Gastéropodes pulmo-

nés forment la dernière classe de

Dotocinerea

(face dorsale), (d’ap. Vayssière).

Fig. 211. — Limacine,

Sprongiobranchea australis (Challenger).

Fig. 212, Cléodore lancéolée. Hyale tridentée, (d'après Milne-Edwards).

| dé CI. Soullicr,

ces Mollusques ; ils sont adaptés à la vie aérienne, tout en se rattachant par l’ensemble de leur organisation aux Opisthobranches. Ces animaux aiment les lieux humides et, dans les pays tropicaux, on les voit s'enfoncer en terre pendant la saison sèche.

La plupart se cachent sous les feuilles, dans la mousse, sous les écorces, sous les pierres. Nombre d'espèces, pendant la saison froide des pays septentrionaux, hivernent dans des retraites profondes. Enfin beaucoup d’entre eux vivent dans l’eau et viennent à la surface ouvrir l’orifice de leur appareil respiratoire. Il en est même quelques-uns qui ne vivent guère qu'au voisinage de la mer, et quelques autres sont des Mollusques franchement marins.

Les Gastéropodes pulmonés respirent au moyen d’une vaste poche située sous le manteau, dont la paroi est couverte d’un réseau de vaisseaux très serrés à travers la mince paroi desquels se font les échanges gazeux.

Pour l'étude des familles et des espèces si nombreuses dans notre pays, nous renvoyons au très important ouvrage de détermination que M. Germain vient de faire paraître.

Les Pulmonés se divisent en deux sections : les Sfylommatophores, qui ont deux paires de tentacules rétractiles avec des yeux au bout de la paire postérieure et les orifices sexuels réunis, et les Basommatophores, dont les yeux sont à la base des tentacules, les orifices sexuels séparés, et le corps recouvert d’une coquille calcaire.

Dansles Stylommatophores, nous trouvons une première famille, celle des Arionides, autrement dit les Limaces. Tout le monde connaît la grosse Limace rouge des champs, Arion rufus, qui se nourrit non seulement de végétaux, mais de toutes sortes de détritus; la petite Limace grise, qui fait tant de dégâts dans les jardins (A. hortensis). Dans le genre Limax, citons la L. Cellarius, la grande limace cendrée qui vit sous les pierres et dans les caves humides.

Les Testacelles (fig. 208) sont remarquables par leur genre de vie nocturne et la chasse qu'elles font aux vers de terre.

Les Vitrines ont une coquille frêle et transparente qui ne couvre que partiellement leur corps; on les trouve sous la mousse humide.

Dans la même famille citons le Zonites algirus, qui ressemble à un escargot; on le mange dans

Fig. 208. — Testacelle,

Fig. 213. Fig.215.— Archidoris tuberculata

(d’après Vayssière).

Fig. 214.

Hyale bordée,

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