VIII — EMBRANCHEMENT DES ARTHROPODES
tineuse implique pour lui l'impossibilité de grandir en se dilatant: il lui faut donc rompre cet obstacle, et c'est à quoi l'animal procède de temps à autre par le phénomène de la mue; il profite de ce que sa vieille enveloppe dure vient de tomber et de ce que la nouvelle est mince et non encore durcie pour s'accroître rapidement; puis il s’arrête jusqu à ce que le besoin se fasse de nouveau sentir de l'éclatement de sa peau inextensible. D'autres ne s’accroissent que pendant leur état de larve ; ils cessent de grandir dès qu'ils ont acquis leur organisation définitive.
Notons encore que, chez les Arthropodes, il n’y a aucun organe pourvu de cils vibratiles.
Nous diviserons les Arthropodes en deux grandes sections, basées sur leur mode de respiration.
La première comprend ceux qui respirent par des branchies : ce sont les Branchiates. La seconde comprend tous ceux qui respirent l'air en nature, au moyen d'organes, les trachées, que nous étudierons plus loin : ce sont les Trachéates. Mais ces Trachéates comprennent plusieurs sections que nous énumérerons seulement; nous les examinerons ensuite en détail; ce sont :
1° les Insectes, qui ont six pattes:
29 les Arachnides, qui ont huit pattes ; 3° les Muriapodes, qui ont un grand nombre de pattes.
Cette classification, commode et usuelle, n'est cependant pas à l'abri de toute critique, surtout depuis que d'importantes découvertes paléontologiques ont conduit au remaniement de l’ancien groupe des Arachnides.
Fig. 227.
Troisième patte-mâchoire d'Ecrevisse (d'après Huxley).
À, Lames; B, Branchie; C, Coxopo-
dite ; D, Soies du Coxopodite; E, Basi-
podite ; F, Exopodite ; G, Ischiopodite :
H, Méropodite ; 1, Carpopodite ; J, Propodite ; K, Dactylopodite,
Fig. 228. — Astacus fluviatilis (Écrevisse) [d'ap. Huxley].
A, Mandibule ; B, Premiere mâchoire ; C, Deuxième mâchoire,