‹ Histoire naturelle illustrée; les animaux, les invertébrésChapitre 64 sur 260 · DA · texte numérisé non relu

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À Fig. 265. :

Kænenia Fig, 266. Fig. 267. — Tarse d’araignée, mirabilis, Galeodes araneoides,

dos et profil (d’ap. Warburton).

lui permette d'accro- 1 a rer:

cher le point opposé.

Mais elle peut aussi lâcher son fil dans le sens du vent et attendre qu'il se soit collé au point voulu.

Ce premier câble est ce qu'on peut appeler la maîtresse poutre de l'ouvrage. Vers le milieu tendu, elle fixe l'extrémité d'un second câble, se laisse pendre au bout et, balancée par le vent, elle peut s'accrocher à une nouvelle branche et y fixer son fil. Peu à peu elle établit ainsi une sorte de cadre irrégulier, formé de fils attachés, selon les circonstances, à diverses aspérités. Souvent ces câbles primaires sont très longs et on en a mesuré dépassant plusieurs mètres. [l faut maintenant établir des rayons destinés à supporter la toile proprement dite. L'Araignée pose d’abord un fil vertical comme axe de sa toile; elle grimpe jusqu'au point qui doit en être le centre et y attache un fil, puis, continuant à grimper, elle va en fixer l’autre bout au point du cadre qu'elle a choisi; elle revient ensuite à ce centre et fait la même opération pour un nouveau rayon, et ainsi de suite jusqu à ce qu'elle ait na aux fils du cadre un nombre de rayons qu'elle juge suffisant. ne lui reste plus qu'à rejoindre les rayons par un fil spiral quelle Te d'abord au centre et qu'elle colle successivement à tous les rayons en marchant en spirale sur eux.

Mais l’Araignée ne fait ainsi que quelques tours serrés d’une soie qui sèche immédiatement. Puis elle va à la périphérie de sa toile et commence à tourner en spirale, en se rapprochant du centre et en filant une sole spéciale, gluante, ressemblant à de petits chapelets de grains microscopiques collants, et elle rejoint ainsi la spirale sèche. C'est ce fil gluant qu'elle AEUNS rayons, en passant dessus, au moyen des peignes spéciaux de ses dernières pattes.

Citons encore la toile en dôme, tendue sur ses bords comme par les piquets d'une tente, de Epeira basilica (fig. 269). Mais toutes les Araignées ne font pas un tissu aussi régulier. Le plus souvent ce sont des fils, feutrés, entre-croisés sans ordre, accrochés dans l’angle d'un mur comme le fait la Tégenaire des maisons (T'egenaria civilis), ou bien en nappe sur un buisson, avec un tube soyeux pour fuir et se cacher formant le fond de la toile en entonnoir (Agelena labyrinthica). La Mygale se construit un tube qu ‘elle creuse dans la terre, qu'elle tapisse de soie et qu'elle ferme à l’aide d'un couvercle qui tient au tube par une charnière de soie. L'Argyronète (Argyroneta aquatica), Araignée aquatique, se construit une toile en forme de dôme dans l’eau (fig. 270); elle vient à la surface, prend un peu d'air avec ses pattes et son abdomen et l’apporte sous son dôme où peu à peu les bulles d'air s'accumulant lui font une cloche à plongeur pleine d'air. Elle passe l'hiver dans ce réservoir.

Beaucoup d’Araignées filent un cocon pour leurs œufs, dans lequel les jeunes se développent. L'Araignée pond ses œufs sur une petite nappe de soie, les recouvre d'une seconde nappe; le tout forme un petit ballot que la mère porte entre ses pattes et dont elle prend le plus grand soin. D'autres attachent leurs cocons sous des pierres, à des branches, dans la térre-Melc,

On a essayé d'utiliser la soie des Araignées, mais les résultats obtenus ont été médiocres. C'est surtout de la soie d'une Araignée de Madagascar,

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