RHIZOPODES AMIBOÏDES
C'est à cette division qu'appartiennent les Amibes dont il a été parlé ; on en trouve dans toutes les eaux, la terre humide; il y en a même de parasites. Parmi ces Amibes, les plus rudimentaires (ns mæba) paraissent ne pas même contenir de noyau; les Amibes vraies (Amæba) en renferment un; il y a d’autres genres qui en contiennent plusieurs. L'Entamæba coli (fig. 25), qui viten parasite dans le gros intestin de l’homme, y pullule chez certains malades atteints de diarrhée, de dysenterie ou de choléra, dans des abcès du foie. Quelques autres espèces (Amæba gingivalis) ont été signalées dans diverses parties du corps.
Les Amibes qui précèdent ont le corps nu; celles qui suivent, dites festacées, sécrètent une mince couche de chitine à la surface du corps et l’enveloppent d’une \ sorte d’urne, par l'orifice de laquelle peuvent passer les pseudopodes. Citons, comme exemples, les Difflugies (fig. 26), les Arcelles (fig. 27), les Quadrules rs
(fig. 28).
HÉLIOZOAIRES
Quel onse figure une petite sphère translucide toute hérissée de piquants pointus (fig. 23 B), semblables à des aiguilles prolongeant les rayons de la sphère, qui roule / sur leurs pointes dans l’eau douce où ils habitent. Quelquefois un dépôt de silice se produit dans les piquants. Le type le plus connu est l’Actinophrys (fig. 29).
. Fig. 29. — Actinophrys sol.
RHIZOPODES"RETICOLES
Cette division des Rhizopodes est beaucoup plus importante que les autres : elle comprend les Foraminifères et les Radiolaires.
Les Foraminifères. — Supposons que l’Amibe que nous avons décrite plus haut sécrète une petite coquille en forme d'œuf ouvert à un bout : c'est le cas des Gromia (fig. 33); dans cette coquille sera contenu le noyau enfoui dans du protoplasma, mais celui-ci, débordant par l'ouverture, recouvrira la coquille qui se trouvera cachée par lui. C'est cette couche externe de protoplasma qui produira les pseudopodes excessivement fins qui forment comme une toile d’araignée où viennent s'engluer les petits êtres passant à la portée de l'animal. Sitôt capturée, la proie est entourée par le protoplasma qui l'entoure, Y prend les matières assimilables et les transporte dans tout le corps au moyen de ces pseudopodes. C’est une véritable digestion extérieure qui se produit.
La petite coquille peut être chitineuse ou bien calcaire; dans d’autres cas, elle est formée de très petits grains de sable agglutinés. Tantôt cette coquille est percée d'un unique et gros orifice par lequel le protoplasma intérieur peut se répandre au dehors, tantôt il y a une foule de petits pores qui produisent le même effet; de là deux divisions des Foraminifères : les perforés et les imperforés, assez mal nommées d’ailleurs.
Fig. 26. Fig. 27.
Fig. 2. — Quadrula Difflugie. Arcella vulgaris.
symmetrica.
Mais il peut arriver que | la coquille ne reste pas à l’état d'une petite urne simple; elle peut avoir un long col qui reste droit (Lagena), ou s'enrouler en spirale autour de la loge centrale (Milioles). Ailleurs, à un moment donné, le protoplasma sécrète une seconde loge éollée à: la première et un peu plus grande; une troisième vient ensuite, et cela continue; selon que les loges Hontcllesse placent en ligne dote ou alternativement à droite età gauche de la première, ou en spirale, ou laissent les précédentes à découvert, ou les recouvrent, on a une infnité de formes extrêmement curieuses ; il y en a de très jolies par leur aspect et les ornements qui les recouvrent.
LE plupart des Foraminifères sont des animaux marins; un petit nombre d'espèces vit à l'état pélagique en haute mer (Hastigerina pelagica) [fig. 31); mais les individus de chacune d'elles sont si nombreux que leur coquille, tombant sur le sol sous-marin après leur mort, le couvre d'un tapis de ces fins débris. C’est ainsi que d'immenses régions au fond de l'Atlantique sont couvertes d'une vase dite à globigérines en raison de l’invraisemblable quantité de coquilles qui s’y accumulent.
Sur les côtes, surtout dans les pays équatoriaux, il y a un nombre d'espèces littorales de Foraminifères très considérable; ces êtres vivent, sur nos côtes, parmi les algues, et on peut s’en
/ procurer certaines espèces (Polystomelles)
en mettant un paquet de ces végétaux dans un cristallisoir : les Foraminifères ne tardent pas à monter le long de la paroi, sous forme de grains blancs. La structure de leur coquille est très compliquée.
Les Foraminifères calcaires ont joué un
rôle important dans la constitution des ter-
= * rains marins anciens; les Nummulites, SR
dont certaines espèces géantes forment des disques ressemblant à des sous, atteignent quelquefois plus de 4 centimètres de dia- \ mètre et constituent des bancs très épais
dont on a tiré les pierres destinées à construire les Pyramides d'Égypte: on en trouve des représentants dans le bassin de Paris. Il en est de même des Milioles, fort abondantes dans les terrains tertiaires.