TOME IV
gère de 150 livres ; leurs enfants, 100 livres par an jusqu'à leurma jorité, et il leur en fut promis 1,000 à toucher au moment de leu mariage ou de leur majorité.
— Le 16, rassemblée vota de nouveaux fonds pour les ateliers d charité et régla remploi de ces fonds.
— Le 25 décembre, rassemblée décréta qu'il serait élevé un statue à Jean-Jacques Rousseau, et que sa veuve, Thérèse Levas seur, aurait une pension viagère de 1 ,200 livres.
— Le 26, elle vota un décret étendu sur le dessèchement des ma rais. Le 51, elle ternùna le décret qui assurait aux auteurs des dé couvertes utiles la propriété de leurs découvertes et établissait le brevets d'invention.
L'assemblée revint dans le courant de décembre au décret sur 1; force publique, qu'avait [iroposé Rabaud-Saint-Éticnne, et dont oi trouvera le détail dans la seconde partie de ce volume. La plupar des articles du comité furent adoptés. Voici comment s'exprimeu à ce sujet les Révolutions de Paris :
« Le comité a fait décréter deux autres articles qui ne sont pa moins répréhensibles. — «V. La force armée est essentiellemen obéissante. — Vil. Les citoyens ne pourront exercer aucun acte di la force publique établie par la constitution sans en avoir été requis, i D'oîi il suit que les citoyens armés seront de purs automates au: ordres des municipaux, à peu près comme, dans l'ancien régime les maréchaussées étaient à ceux des intendants et des subdélégués. La force armée est essentiellement obéissante. Voilà bien li maxime des tyrans ! C'est elle qui a causé l'horrible catastrophe di Nancy. Si les soldats qui accompagnaient Bouille n'avaient pas ét^ essentiellement obéissants, ils auraient vu le piège qu'on leur tendait, et le sang français n'aurait pas coulé. Si, au 14 juillet, 1; force publique avait été essentiellement obéissante, les boulets rou ges, les bombes auraient écrasé Paris ; les soldats campés au chamj de Mars auraient marché contre leurs concitoyens, et les rempart de la Bastille ne seraient pas tombés sous les mains courageuse des Parisiens. Certes, s'il suffisait de l'ordre bien ou mal réflécb d'un chef pour faire mouvoir les gardes nationales dans l'intérieu du royaume, la liberté serait perdue. Les soldats citoyens, bien loii d'être les défensturs de leurs compatriotes, en seraient au contrain les oppresseurs ; ils deviendraient des sbires, des alguazils, des ar chers Je la Sainte-Hermandad, et cent fois pire s'il est possible Concluons donc que, hors le cas où on doit marcher contre les ennemis du dehors, et lorsque la guerre est résolue par le corps législatif, la force armée, loin d'être essentiellement obéissante, est ai