‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 2)Chapitre 50 sur 104 · GARDE NATIONALE · texte numérisé non relu

GARDE NATIONALE

était représentée avec cette inscription : Mon courage sauva l'État.

— Le septième (Saint-^Iartin) : un coq sur un canon : Je veille pour la patrie. — Le huitième (Enfants-Rouges) : Vis unita fortior; tricolore. — Le neuvième (Saint-Laurent) : Ex virtute libertas; tricolore. — Le dixième (Petits-Pères-cle-Xazarelh) : Hercule terrassant un dragon : // est enfin terrassé.

Qlatrièjie division. — Le premier bataillon (Saint-Jacquesde-1 Hôpital) : donné par madame Lafayette. Trophée d'armes et de drapeaux tricolores, avec ces mots : Lois et constitution. — Le deuxième (Bonne-Nouvelle) : Union, force, liberté; tricolore. — Le troisième (Saint-Leu) : un vaisseau ; tricolore. — Le quatrième (Saint-Lazare) : Sans loi point de liberté ; tricolore. — Le cinquième (Sainte-Opportune) : La loi; vivre ou mourir pour elle; tiicolore.

— Le sixième (Sainl-Jacques-de-la-Boucherie) : Deo,palri(P, régi; tiicolore. — Le septième (Petits-Pères, place des Victoires) : un ange tenant une couronne d'immortelles avec ces mots : Elles ne se flétriront jamais. — Le huitième (Saint-Eustache) : Vaincre ou mourir pour la nation; tricolore. — Le neuvième (Saint-^lagloire) : La liberté fait ma gloire. — Le dixième Saint- .loseph ) : La loi et la liberté.

Cinquième division. Le premier bataillon (Sainte-Marguerite, faubourg Saint-Antoine) : une croix tricolore. — Le deuxième (Minimes, place Royale,: l juillet 1789. Liberté. — Le troisième (Petit-Saint-Antoine; : Roi, patrie^ loi, liberté ; tricolore. — Le quatrième (Saint-Gervais) : une liberté couronnant Louis XVI : La liberté la lui donna. — Le cinquième (Saint-Jean-en-Grève) : Duke et décorum est pro patriu mmi. — Le sixième (Saint-Louisla-(;ulture) : blanc. — Le septième (Blancs-Manteaux) : Libre sous vn roi citoyen; tricolore. — Le huitième (Trainel, faubourg Saint- Antoine) : Vn roi juste fait le bonheur de tous; tricolore. — Li' niMivième (Capucins du ^larais) : un nœud tricolore : Le même nœud nous unit. — Le dixième (Enfants-Trouvés-Saint-Antoine) : uw croix tricolore. Le fameux Sauterre commandait ce bataillon.

Sixième division. — Le premier bataillon (Oratoire) : Amour des peuples, force des rois ; tricolore. — Le deuxième (Feuillants^ : La nation, le roi; tricolore. — Le troisième (Filles-Saint-Tliomas; : Vivre libre ou mourir; tricolore. — Le quatrième (Saint-Philippe) : Pour la patrie, les lois et la liberté; tricolore. — Le cinquième (Saint-Germain-l'Auxerrois) : Leur union fait leur force; tricolore. — Le sixième (.lacobins-Saint-Honoré) : La nation, la loi, le roi, la liberté.. Vofo fœdere juncti. Une croix tricolore. — Le scptièuK' (Sainl-Honoré) : Forts de notre union: Iricolnrr. — i.i' hiiitièinc

276 (décemdre 1790) assemblée nationaî.e.

(Capucins de la Cliaiisséo-d'Aiiliii) : Liberté, loyautû, fUlélil/'^ sûreti'. — Le neuvième (Capucins Saint-Honoré) : Liberté, fidélité. — Le dixième (Saint-Rocli) : Intrépidité, persévérance. Notre union fait notre force.

On pourra faire, en lisant cette notice, une remarque assez singulière : le mot liberté est le seul mot révolulionnaire inscrit sur les drapeaux de cette époque. On ne rencontre encore sur aucun ceux de fraternité et d'égalité.

Pendant que la bourgeoisie se complaisait dans les actes officiels, les sentiments révolutionnaires d'une autre partie du public se manifestaient dans les clubs et les journaux. Les Jacobins étaient encore, malgré leur union avec le club de 89, à la tête de l'opinion révolutionnaire la plus avancée et la plus agressive. Malbeureusement nos renseignements sur ce qui se passait dans leurs réunions sont encore, en ce moment, peu nombreux. Il parut pouilant depuis le 50 novembre (et non à partir du l"^' comme M. Descliiens l'a cru par suite d'une erreur typographique) un Journal des Amis de la covstitutionréAi^é par Cboderlos-Laclos et fondé par la société. « La société a arrêté qu'un de ses membres sera autorisé à publier périodiquement la correspondance des Amis de la constitution sans autre approbation que celle de l'autbenticité de la correspondance ; et le présent arrêté sera imprimé à la tête de chaque numéro; la société a décidé que ce membre sera M. de Laclos. » Signé : I)i:pouT, Chabrold, présidents; Fevdel, secrétaire.

De Laclos fait précéder son premier numéro d'un avertissement qui nous indique sous quelle influence et dans quel esprit sera rédigée la partie non officielle du journal. Voici son préauibule : « Le but principal de cet ouvrage est de faire aimer la constitution ; le moyen qu'on emploiera sera de la faire connaître. Ce n'est plus aux efforts de l'enthousiasme et d'une bouillante énergie qu'il est nécessaire de recomir ; c'est à ceux d'une noble patience et d'une fermeté généreuse. Il faut que chacun découvre dans le développement de nos lois l'avantage personnel qu'il en retire. Il faut donc détailler les motifs qui doivent attacher chaque citoyen à son pays, à ses nouvelles lois. Cette tâche, si elle est remplie avec un zèle éclairé et réfléchi, laisse encore une moisson assez ample au [latriotisme, et présente la récompense bonorable et douce de beaucoup de bien à faire au peuple. »

Ce journal est revêtu du cacliet de la société. On yli! au niiliiMi r VIVRE LIBRE OU MoiRiR. Ces mots sont embrassés dans une couronne de chêne, dont le nœud soutient une fleur de lis. Knfrc le

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