‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 2)Chapitre 81 sur 104 · DOUAI · texte numérisé non relu

DOUAI

temps d' opposer la sévénté aux manœuvres des nialveillauts. Votre indulgence à la fin nuit à Tintérèt publio. (On applaudit à plusieurs reprises.) L'intérêt général appellii votre sévérité. 11 ne vous est plus permis de vous dissimuler que ces désordres ne soient l'ouvrage de fanatiques révulti's contre vos décrets. Cette considération a donné lieu au dernier article du projet de décret que nous vous pro|i0sons.

M. Alquii-r fait lecture d'un projet de décret en sept articles, portiint : 1° que la nuniicipalité de Douai se lendra à la barre dans trois jours, à compter de la notification du décret ; et que faute par elle de faire, dans les vingt-quatre heures, constater son départ par le directoire, elle sera mise en état d'arrestation ; 2" que les informations commencées au tribunal du district de Douai seront continuées sans relâche; 5" que les comités de constitution et de judicature seront chargés de présenter incessamment un projet de décret sur les peines k infliger aux ecclésiastiques qui, soit par leurs discours, soit par leurs écrits, excitent le peuple à la lévolte.

Cne vive discussion s'éleva sur ce projet, et malgré les efforts de Robespierre, qui demandait qu'on ne prit pas de résolution précipitée, qu'on ne condanuiàt pas les officiers municipaux de Douai sans les avoir entendus, et qu'on ne punît pas, par rnie loi spéciale, les discours des ecclésiastiques, l'assemblée ado[,ta un décret plus sévère encore que celui que proposaient les comités, en ordonnant l'arrestation de la municipalité, sa translation à Orléans et l'envoi de commissaires à Douai. Le h-ndeniain, la (piestion fut agitée de^nouveau, et rassemblée persista dans son vote. La presse patriote, notamment Marat et Desmoulins, jugèrent cette décision du même point de vue que Robespierre, et y trouvèrent de n(iiive;iu\ motifs d'accusation contre Chapelier et les comités.

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