‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 3)Chapitre 55 sur 69 · TOME VU · texte numérisé non relu

TOME VU

quand cette opinion s'exerce sur son compte. A l'en croire, il n'y a que lui, depuis le 14 juillet, qui ait marché constamment en ligne droite. Ne pas convenir avec lui que lui seul a fait tout ce qui s'est fait de bien dans tout le cours de la révolution, c'est ne pas être bon patriote. On a vu des citoyens s'identifier tellement avec la patrie, qu'ils s'effaçaient pour la faire briller. Il est des moments où les ennemis de Maximilien se croiraient autorisés à dire qu'il se permet l'inverse.

« Robespierre, en juillet 1791, eut-on hasardé contre vous des calomnies de la force de celles qui ont circulé en avril 1792? N'at-on pas été jusqu'à dire (et, chose incroyable, des hommes dont on n'avait pas sujet de suspecter le témoignage en toute autre circonstance semblent le confirmer), n'a-t-on pas été jusqu'à dire que vous, Robespierre, vous êtes rendu à une conférence secrète qui s'est tenue naguère chez laLamballe, en présence de Médicis-Antoinette, et que c'est à l'issue de ce conciliabule que vous donnâtes la démission de votre place d'accusateur public, afin de la laisser occuper peu après par l'ex-ministre de la justice? On ne dit pas les clauses du marché; mais on ajoute que c'est depuis cette époque qu'on s'est aperçu de quelque changement dans vos mœurs domestiques, et que vous conçûtes le projet d'un journal.

« Se donner la peine de répondre à des imputations aussi monstrueuses serait vous faire l'injure la plus grave et la plus gratuite; et nous sommes loin d'avoir cette coupable pensée : nous vous avons toujours reconnu pour un. homme probe^

JHstum et tenacem Propositi virum.

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