ADRESSES CONTRE LES PRÊTRES
cisez le (Icaioii du fanalisnie par le jeune. » (On applaudit à plusieurs reprises.)
L'assemblée déciéta que le procès-verbal de cette séance seiait envoyé aux quatre-vingt-trois départements. Le lendemain, les feuillants firent, à l'éfiard de ce décret, ce qu'ils avaient fait à l'égard de celui du 5 octobre, relatif au cérémonial. Voici comment Brissot rend compte de cette affaire : « Faut-il donc que le patriotisme et la bonne foi soient toujours dupes ou victimes de la môme tactique et des mêmes manœuvres? Faut-il que toujours la minorité, qui veille pour Tinlrigue, profite du sommeil ou de la négligence de la majorité, qui s'endort sur la foi de ses succès, pour renverser, par de misérables subtilités et par une indigne surpiise, le résultat d'une discussion francbe et loyale?
« De toutes les ruses de guerre des intrigants de Tancienne assemblée, celle qui leur a le mieux et le plus souvent réussi, c'est de se trouver en force à la lecture du procès-verbal, pour faire rapporter ou modider les décrets auxquels ils s'étaient opposés en vain pendant la discussion. Héritiers des stratagèmes de ces savants tacticiens, et dirigés parleurs leçons dans des conciliabules bien connus, les ministériels de l'assemblée législative ont aussi adopté cette marcbe, et elle leur a valu un honteux succès dès leurs premiers pas dans la carrière.
« Us l'ont encore employée aujourd'hui, désespérés des triomplies éclatants remportés par le patriotisme dans les dernières séances; jaloux des félicitations et des éloges qu'obtenaient les deux décrets auxquels ils n'avaient opposé que de stériles efforts; convaincus que le reste de la France s'empresserait de dénoncer, à l'exemple des citoyens de Paris, l'incivique pétition du directoire, si on laissait subsister les témoignages de l'accueil favorable qu'avaient reçu les adresses des sections, ils ont résolu de faire rayer des procès-verbaux toutes les mentions honorables décrétées liier et avanthier, et de faire rapporter le décret qui ordonnait l'envoi aux départements du procès-verbal de la séance d'hier, et ils ont réussi.
« M. Faucliet a lu le procès- verbal de la séance d'avant-hier soir; il a rendu compte d'une adresse où il était dit que le veto lancé contre un décret du moment était absolu, et par conséquent inconstitutionnel.
« Ces mots ont été le signal de l'insurrection du parti ministériel. On s'est écrié qu'on avilissait le pouvoir exécutif; comme si c'était avilir un pouvoir que de censurer un de ses actes. On s'est écrié qu'on aimerait mieux être enseveli dans les cachots de l'Abbaye^ que de permettre que Ion attente à aucun pouvoir constitué; comme