‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 4)Chapitre 43 sur 88 · HAUTE COUR NATIONALE · texte numérisé non relu

HAUTE COUR NATIONALE

tout ce qiril y a de plus sacré. On a dit qu'il pouvait être question (lu salut de la patrie. La patrie ne peut être sauvée qu6 par li justice et la loyauté. Je demande le briilement de la lettre. (On apidaudil.)

M. Bazire. On confond toujours la morale des particuliers avec la morale publique. {On murmure.)

L'assemblée ferme la discussion, et décrète que son procès-verbal énoncera que rassemblée nationale, indignée, a passé à Tordre du jour, après avoir ordonné la suppression et le briilement de la lettre.

— Le comité de surveillance débuta, le 15 décembre, par un rapport présenté par Fauchet sur les enrôlements qui se faisaient à Paris pour \^'orms et pour Coblentz. Ce rapport inculpait un certain Raucli, tambour-major du bataillon de l'Oratoire. Le prévenu, sou dénonciateur Lucot et un grand nombre de témoins furent interrogés par le président devant l'assemblée. La salle du corps législaiif fut momentanément convertie en salle de justice. L'instruction dura pendant près de trois séances, et se termina par la mise en liberté de tout le monde. La légèreté avec laquelle le comité de surveillance avait eiilrainé l'assemblée dans une démarclie inutile fut vivement critiquée. Les apologies se bornèrent à cette excuse, que le comité en était à son coup d'essai, et qu'on ne devait pas s'étonner qu'il eût été induit en erreur. « Il est temps, s'écria Lacroix, que l'assemblée se fatigue de la position où elle s'est mise depuis trois jours. Le délit n'est pas prouvé; l'innocence n'est pas évidente. On pourrait même demander si le délit existe. Ne perdons plus de temps à le chercher, et, instruits par le passé, évitons de tomber à l'avenir dans de semblables inconvénients. Décrétons que le comité de surveillance ne fera jamais de dénonciations qu'après que les preuves de l'accusation auront été acquises juridiquement et renvoyées à l'assemblée. (On applaudit.) Ne vous y trompez pas, le temps que vous avez perdu est du temps gagné pour les ennemis de la chose publique. Ils sauront vous susciter de semblables affaires pour vous faire perdre trois jours par semaine. •»

Dès le 10 décembre cependant l'assemblée prononçait un nouveau décret d'accusation. Elle reçut en effet de la municipalité et du directoire de Strasbourg des pièces relatives à un complot tramé dans cette ville pour livrer la citadelle et les postes du pont du Rhin aux émigrés, réunis sur les terres du cardinal de Rohan. Silly, officier du 15-= régiment de ligne, qui avait donné sa démission lorsque ce régiment avait quitté Strasbourg, et Loyauté, agent d'affaires du cardinal de Rohan, étaient les meneurs du complot.

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Ces faits avaient été dénoncés par Voilier, soldat du lo", que Silly avait mis dans sa confidence. On n'en avait pas d'autres preuves d'ailleurs et les accusés qui avaient été interrogés avaient tout nié. Néanmoins le décret d'accusation fut porté contre Loyauté, Silly et un complice de second ordre nommé Mager. Plusieurs membres demandèrent qu'on y comprît le cardinal de Rohan; mais, sur l'observation que ce personnage avait perdu sa qualité de Français, on prononça à son égard le renvoi au comité diplomatique.

Tout se préparait au reste pour le jugement des crimes de lèsenation. La haute cour nationale était constituée. A force de motions, à force de revenir sur ce sujet, on avait obtenu la présence des commissaires du roi qui devaient assister aux élections et le 22 novembre, l'assemblée avait, devant eux, tiré au sort les quatre grands juges ; ce furent les noms de Greuzé, de Latouche, de Marquis, d'Albaret et de Caillemer, qui sortirent de l'urne. Le 23, Garran-Goulon et Pellicot furent élus procurateurs. (Voir t. V, p. 570.)

Chap. II. — Colonies. —Insurrection des nègres. — Décret de l'assemblée. — Affaires d'Avignon. — Massacre de la Glacière.

L'assemblée nationale, dans celte péiiode, fut obligée de s'occulter de deux grandes affaires où le désaccord des opinions et les oppositions de parti furent poussés à l'extrême, et qui fournirent aux royalistes aristocrates une occasion excellente, en ce qu'elle semblait désintéressée, d'attaquer la révolution et ses œuvres. Ces deux afiaires sont celle des massacres d'Avignon et celle de la première insurrection des nègres à Saint-Domingue.

Nous avons exposé, dans les volumes précédents, l'histoire des premiers troubles de Saint-Domingue. Nous avons raconté que les hommes de couleur libres avaient réclamé les mêmes droits que les blancs, conformément à un décret de la constituante; que le comité colonial s'était insurgé contre ce décret, qu'il avait tenté de s'emparer du pouvoir constituant dans la colonie, et que cette révolte avait été dissipée. Nous avons dit aussi qu'un mulâtre, nommé Ogé, qui faisait partie de la députation que les hommes de couleur avaient envoyée à Paris, fatigué d'attendre une décision, avait quitté la France, avait abordé dans la colonie et avait réuni une troupe armée, à la tète de laquelle il voulait proclamer l'égalité des droits. (Voir tome IV, pages 89 çt suiv.)

Le petit corps commandé par Ogé fut disperse par la force et lui-même se réfugia dans la partie espagnole de Saint-Domingue. Là, il fut arrêté et livré aux autorités françaises, qui le réclamaient. Il fut conduit au Gap devant des juges. Son procès fut fort long, ou, au moins, le tribunal hésita. On était embarrassé, sans doute ; car son seul tort était d'avoir proclamé, les armes à la main, l'exécution d'une loi. Les lenteurs des juges donnèrent lieu à plusieurs émeutes parmi les blancs, en sorte que lorsqu'ils prononcèrent la condamnation d'Ogé, on dit qu'ils avaient obéi à la crainte plus qu'à la justice. Ogé périt sur la roue. Il ne cessa, jusqu'au dernier moment, de prolester qu'il mourait pour la cause de la liberté et de l'égalité. « Faites couler mon sang, s'écriait-il ; mais souvenez-vous qu'il en naîtra un vengeur. » Cliavannes, son lieutenant, fut rompu comme lui. « Tout ce que je regrette, disait celui-ci à ses juges, c'est qu'il soit resté un seul blanc pour me juger! » Le cours des supplices ne s'arrêta point à ces deux chefs. Deux autres hommes de couleur furent roués après eux ; dix-neuf furent pendus, dont cinq en effigie, et dix-sept furent condamnes aux galères. Leurs biens fiuent confisqués.

Cette terrible exécution irrita tout ce qu'il y avait parmi les gens de couleur d'hommes plus attachés au sentiment de la dignité humaine qu'aux intérêts de leur sécurité. Elle eut pour résultat de disperser parmi les nègres marrons, qui existaient en grand nombre, des hommes qui n'avaient d'autre espérance que l'insurrection, et qui, de plus, étaient capables de les instruire et de les diriger. Enfin l'éclat même de cette exécution apprit à la population noire esclave pourquoi ces hommes mouraient, et la fit réfléchir. En effet, les chefs d'accusation, sur lesquels on avait condamné Ogé et les siens, étaient ceux de sédition à main armée et de projet de révolter les nègres esclaves.

Aussi l'insurrection ne tarda-t-elle pas à éclater. La première nouvelle en vint en France par le navire le Triton, parti de Léogane du 29 au 50 août. Une lettre du Havre, datée du 17 octobre, transmit à Paris les détails que ce navire apportait. Quelques jours plus tard, la municipalité du Havre expédia à l'assemblée législative des nouvelles plus récentes, qui furent lues par Brissot à la séance du 29 octobre. C'était un extrait de deux lettres, l'une écrite du Cap- Français, en date du 2o septembre; l'autre, par William Collow, de Londres, à MM. CoUot frères et compagnie, du Havre. En voici la substance :

« Les nègres des environs du Cap-Français sont rassemblés au nombre de 40 ou 50,000; ils sont armés de 5,000 fusils, et ils ont

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enoutie beaucoup crinslrumenls d'agriculture qu'ils ont convertis en armes.

« Le Commodore Alleck, en station à la Jamaïque, s'est rendu au Cap pour offrir à M. Blanchelande des secours que le général français n'a pas cru devoir accepter, et il a fait passer ces détails par la frégate la Daphiw^ qui a touché au Cap, d'oi^i elle a mis à la voile le 25 septembre. »

Le 50 octobre, Bertrand de Molleville écrivit à l'assemblée pour l'informer du départ procbain pour Saint-Domingue d'une expédition de 3,200 hommes. Le 8 novembre, il communiqua la lettre suivante, qu'il recevait de Blanchelande, gouverneur de la colonie.

« Je vous dois compte de l'état alTreux où nous nous trouvons. Le 22 août, l'assemblée coloniale m'avait invité à être présent aux déclarations de plusieurs pei'sonues, blanches ou noires, arrêtées par des patrouilles. Je fus, par ces dépositions, convaincu qu'une conspiration était formée contre la colonie, et particulièrement contre le Cap. J'appris que la nuit du même jour on devait incendier plusieurs habitations près du Cap, et égorger tous les blancs. Le 25 au matin, plusieurs habitants de la campagne se réfugièrent dans la ville; ils rapportèrent que plusieurs ateliers étaient en insurrection, et que plusieurs personnes blanches avaient été massacrées. J'ordonnai à la compagnie de grenadiers et aux chasseurs volontaires du Cap de se porter au fort. L'assemblée coloniale, de son. côté, envoya des volontaires à la hauteur du Cap, point distant d'une lieue. Ces mesures remirent un peu la tranquillité dans la ville; mais bientôt l'alarme y fut répandue par la nouvelle que les nègres s'étaient emparés des cases à Bngasse. On apprit qu'un rassemblement de mille nègres était formé et grossissait toujours.

« Je fis renforcer mes détachements; mais les nouvelles ultérieures m'annonçant la révolte de plusieurs autres ateliers, et l'assemblée me témoignant ses alarmes sur la tranquillité de la ville, qui contenait huit mille nègres mâles, je fus obligé de retirer les détachements pour couvrir la ville. L'assemblée coloniale sentant que la province du Nord était en danger, et que l'inertie dans laquelle elle se trouvait empêchait la réunion des troupes patriotiques aux troupes de ligne, je réunis ces troupes, et j'étnljlis un poste de cent cinquante hommes d'infanterie et de cavalerie à une lieue du Cap. Sur le déclin du jour, il y eut quelques fusillades, oii cinquante nègres furent tués; je mis un poste de deux cents honnnes à la Petite-Anse ; j'en établis d'autres aux entrées de la ville et sur les routes qui y aboutissent; je pris même d'autres précautions ; j'envoyai deux frégates pour battre sur le chemin de

la Petite-Anse ; je m'assurai ainsi qu'il n'y avait rien à craindre pour la ville. Sur la demande de l'assemblée générale, je mis un embargo sur les vaisseaux de long cours, afin d'avoir une ressource pour embarquer les femmes et les enfants, en cas d'événements plus fâcheux.

« Si mes moyens me l'eussent permis, je ne me serais pas réduit à des mesures défensives, j'aurais attaqué les rebelles; mais la ville contenant des rassemblements d'hommes dangereux et un complot étant évidemment concerté entre les nègres de la ville et ceux de la plaine, je fus obligé de laisser les troupes dans la ville. J'écrivis à tous les commandants espagnols pour leur demander des secours, et pour les prier d'ordonner à leurs troupes de se réunhaux troupes françaises quand elles en seraient requises; j'envoyai une dépêche au commandant général de Santo-Domingo^ pour le prier d'autoriser l'envoi de ces secours, conformément àlarticle JX du traité de police entre les cours de France et d'Espagne. J'écrivis aussi au gouverneur de la Jamaïque et au président des Étafs-Uni> pour leur demander des secours en hommes; j'y fus invité par l'assemblée générale, qui, de son côté, a envoyé des commissaires pour faire les mêmes demandes. Les réponses ne sont pas encore parvenues. Cependant le gouverneur espagnol m'a accusé la réception de ma lettre, et m'a mandé qu'il allait rassembler des Iroupes sur la frontière de la partie espagnole de l'île, et qu'aux ordres du général il les ferait entrer dans la partie française. Déjà il est arrivé cent cinquante Américains qui se sont offerts généreusement, et dont j'ai accepté les services; ils se conduisent parfaitement bien.

« L'assemblée générale, sur l'olïre que lui ont faite les gens de couleur de partager les peines et les fatigues des Iroupes patriotiques et de ligne, a accepté leur secours ; ils ont laissé pour garantie de leur fidélité leurs femmes, leurs enfants et leurs propriétés. Ces dispositions sages nous donnent l'espoir de réduire plus tôt les nègres en marchant contre eux. En elTet, les gens de couleur sont craints des nègres; ils connaissent toutes leurs allures et leurs projets; ils seront d'un grand soulagement pour les troupes de ligne et patriotiques. J'en ai répandu un grand nombre dans différents postes; mais j'en conserve encore la plus grande partie dans la ville, pour nous secourir au besoin. La marine royale m'a demandé à occuper un poste à Mornicheld, où elle fait le service avec le plus grand zèle. Quoique le Cap soit l'objet de mes plus vives sollicitudes, j'ai aussi de grandes inquiétudes sur le sort des autres provinces; je leur ai envoyé des secours, plus en munitions qu'en hommes, car les moyens me manquent. Sur la demande

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des assemblées provinciales, j'ai envoyé des commandants pour se mettre à la tête des troupes patriotiques, et en former des corps capables de repousser toute attaque. La Tortue pourrait devenir un point de retraite ; j'y ai donc envoyé des canons et des munitions de toute espèce. La révolte sera donc arrêtée par là, et ne se communiquera pas aux provinces du nord et du sud, à moins qu'elle n'y soit excitée par des blancs philanthropes, qu'on soupçonne beaucoup avoir été envoyés de France pour faire cette étonnante révolution. En ce cas, les colonies seraient perdues sans ressource. L'assemblée générale s'occupant de tout ce qui pouvait tendre au salut des colonies, et considérant que trois régiments coloniaux étaient nécessaires, non-seulement pour sa sûreté, mais pour entretenir les individus que les circonstances ont privés de toutes ressources et de tous moyens de subsistance, j'ai approuvé son arrêté, dont je vous envoie un exemplaire.

« M'étant aperçu que les troupes patriotiques n'étaient pas bien persuadées que la discipline était le seul moyen de sauver la colonie, j'ai fait un règlement dont l'assemblée générale a approuvé toutes les dispositions; j'ai rédigé aussi un projet de proclamation que j'ai présenté à l'assemblée générale ; elle l'a trouvé impolitique; il n'a pas eu de suite. Je crois cependant qu'il eût été d'un heureux effet : je l'avais écrit dans un style à la portée des nègres. J'ai proposé à l'assemblée générale de me mettre en plaine avec le régiment du Cap, dont il me reste cinq cents hommes, avec quatre cents hommes de couleur et tous les volontaires que j'aurais pu rassembler : mais la crainte que l'on a ici des nègres renfermés dans la ville môme, a mis obstacle à ce projet, quoique je persiste ù croire que ce serait le seul moyen de réduire les séditieux. Mon projet a été unanimement rejeté, et l'on m'a donné de si bonnes raisons, que je n'ai pu y résister. J'ai autant de caractère qu'un autre; mais j'ai de la prudence, et étant placé si près des représentants de la colonie, j'ai cru devoir leur communiquer mes projets, afin de couvrir ma responsabilité. J'ai demandé au gouvernement espagnol six mille fusils, mille pistolets et mille selles. Notre arsenal est vide dans toute l'étendue du terme, à l'exception d'une petite quantité de poudre et de balles qui s'y trouvent. Je vous prie donc de m'envoyer des secours; je ne puis pas encore faire positivement l'état de mes besoins ; mais ils sont immenses en tout genre. Je vous prie de m'envoyer quinze mille fusils munis de baïonnettes pour armer les troupes patriotiques, six mille pistolets, six mille sabres, six mille hommes de troupes de ligne, deux vaisseaux de ligne, deux frégates, et un nombre proportionné de cor-

vettes, et en même temps six mille selles pour la cavalerie volontaire. »

Les troubles de Saint-Domingue furent attribués, par les planteurs et leurs amis, au décret du 15 mai 1791, à l'influence de la société des Amis des Noirs, et à de prétendus émissaires de cette, société. Une grande quantité de brochures, d'articles de journaux, de discours dans les clubs et à l'assemblée législative, furent publiés pour ou contre cette opinion. Les affaires des colonies occupèrent au moins une dizaine de séances dans les mois de novembre et de décembre. Brissot et son Patriote français se firent remarquer en cette circonstance, comme ils l'avaient déjà fait, par leur zèle pour les hommes de couleur. Il n'y a rien d'intéressant pour nous à extraire de cette polémique passionnée. Disons seulement que le parti révolutionnaire soutint avec raison, selon nous, que rien de pareil ne fût arrivé si les blancs de Saint-Domingue eussent obéi aux décrets de la constituante, et en conséquence admis, dans le corps électoral à la jouissance des droits politiques, les hommes de couleur libres qui formaient une classe très-nombreuse de propriétaires ayant, vis-à-vis des nègres, les mêmes intérêts que les blancs. Quant aux causes de l'insurrection noire, il les faisait remonter beaucoup plus haut.

On rappelait que les mauvais traitements des colons envers leurs esclaves nègres avaient engendré un marronnage déjà redoutable en 1703. On avait vu, en effet, cette année-là, le nègre Polydor organiser une forte bande d'esclaves marrons, avec lesquels il attaquait et massacrait impunément les blancs jusque dans leurs maisons. Trois ans après, il enit pour successeur le nègre Chocolat, qui se noya en traversant une rivière, et fut remplacé par François Maucandal. Ce dernier, regardé par les esclaves comme un envoyé de Dieu, prépara une conspiration dans laquelle tous les blancs devaient périr empoisonnés. Il fut trahi par une négresse créole, et brûlé vif : un millier de ses complices périrent dans les cachots et sur les bûchers. Néanmoins le marronnage continua toujours. En 1789, la bande la plus considérable était sous les ordres de Jean- François, nègre très-intelligent et d'un courage égal aux plus grandes entreprises ; il avait pour lieutenant Toussaint-Louverture.

C'est à l'aide des compagnies de mulâtres que les colons avaient pu combattre les nègres marrons. Cette guerre nécessitait des courses dans les montagnes auxquelles les blancs étaient incapables de résister. Mais le mépris des colons pour les hommes de couleur avait empêché ceux-ci de déployer dans ces luttes l'ardeur et la persévérance qui pouvaieut y mettre un ternie. Puis ce secours manqua

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