‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 4)Chapitre 51 sur 88 · TOME VI · texte numérisé non relu

TOME VI

254 (décembre 1791) assemblée législative.

« La municipalité a dans ses magasins de i'École-Mililaii'e une assez grande quantité de riz.

«La provision de bois et de charbon est suffisante; mais elle pourra devenir très-difficile à faire par la suite, la ville n'ayant plus la police sur les rivières qui conduisent les combustibles à Paris.

« La police ne se présente pas sous un aspect aussi favorable; toutes les parties qui la composent sont dans un état de relâchement absolu.

« 1'' Les rues sont sales et pleines de décombres.

« 2° Les vols et les délits de toute espèce se multiplient d'une manière effrayante.

« Propreté. J'ai recherché avec empressem.ent et avec soin les causes de ces désordres, et j'ai vu que les anciens règlements de police n'étaient pas exécutés; que chaque citoyen se plaignait de son voisin, en éludant lui-même la loi; que plusieurs commissaires de police usaient d'une indulgence répréhensible ; que, nommés à temps, ils craignaient d'inquiéter ceux dont ils recherchaient les suffrages; qu'il serait préférable de confier à chaque commissaire la surveillance d'une section qui ne serait pas la sienne; que les entrepreneurs des boues n'avaient pas un nombre suffisant de tombereaux pour les enlever; que, depuis leur tiaité fait, Paris s'était considérablement accru ; qu'ils se plaignaient de ce que leurs bénéfices n'avaient pas suivi la même progression, et qu'il fallait un nouvel engagement.

(( Un travail vient d'être préparé pour faire revivre et mettre en vigueur les lois relatives à la propreté des rues. Ce travail a été approuvé par le corps municipal.

« Il existe aussi un rapport sur les moyens les plus sûrs et les plus économiques pour relever promptement et avec exactitude toutes les boues et immondice^s qui obstruent les rues, incommodent les gens de pied et infectent les citoyens.

(c Sûreté. La plupart des fiacres sont aujourd'hui sans numéro, sans place fixe. Un particulier oublie un effet dans ces voitures, il ne sait à qui s'adresser pour se le faire rendre. Plusieurs faits récents attestent même que des cochers de fiacre se sont rendus, les uns coupables, les autres complices de délits graves.

« On est sur le point d'établir une meilleure police pour les fiacres; le.rapport est prêt.

« L'illumination est plus calculée d'après un système d'économie que d'après des principes de sûreté. Le public est tenté d'imputer comme défaut de surveillance ce qui ne dépend pas du magistiat. II

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