TOME VI
joug, s'il se trouve des princes étiangers qui peuvent el veulent laite la guerre, il faut les prévenir; carrenneini qu'on prévient est à moitié vaincu. Ou bien ils ne voudront pas la guerre, et ils ne font que semblant, et alors il faut les démasquer en constatant aux yeux de l'Europe leur impuissance. Cet acte authentique d'un grand peuple est le sceau qui doit conserver sa révolulion. Ainsi la guerre est nécessaire; la France doit l'entreprendre pour son honneur : elle serait en effet à jamais déshonorée, si quelques milliers de rebelles pouvaient la porter à des capitulations sur ses lois.
La guerre est actuellement un bienfait national; et la seule cîdamité qu'il y ait à redouter, c'est de n'avoir pas la guerre, c'est de ne pouvoir pas faire cesser les maux qui résultent de l'audace des émigrés. Lorsque vous ne prendrez pas des mesures vigoureuses, on vous amusera avec de vaines simulations. Telle est peut-êlre la défense que l'électeur de Trêves vous annonce avoir faite aux émigrés, et qui n'empêche pas qu'ils ne se rassemblent toujours. On croit vous apaiser avec ces mensonges diplomatiques ; mais vous exigerez sans doute l'entière dispersion des rebelles.
On a répandu que le pouvoir exécutif qui, aujourd'hui provoque lui-même la guerre, après avoir longtemps manifesté un système contraire, peut être suspecté d'avoir des desseins secrets ; et qu'importent les motifs qui le font agir. La politique d'un grand peuple ne doit pas descendre à ces petites considérations; sa politique est franche et juste. Méprisons ces hommes qui voudraient soumettre le sort de la nation aux délibérations de quelques comités secrets que nous avons trop honorés par nos inquiétudes? Défions-nous de ces négociateurs fripons et ignorants, qui ne négocient lien. (On applaudit.) C'est l'intérêt seul de la nation qui conseille la guo*Te, parce que sa dignité, sa sûreté, sont compromises. Je vote donc cordialement pour la guerre, et pour les 20 millions de fonds extraordinaires qui ont été demandés par le minislre de la guêtre, à condition que l'on s'assurera de leur bon emploi.
Mais devons-nous nous borner à ces mesures? Je ne le crois pas. Un peuple libre ne doit pas porter des demi-coups ; il ne doit pas feindre des amis dans des ennemis secrets. Lorsqu'il veut écraser des petits princes, il ne doit pas oublier les injures que de plus grandes puissances lui ont fait endurer, Onejles sont les puissances aux(iuelles vous devez faire des déclarations? Vous avez entendu, dans les rai)ports qui vous ont été fàns"parle ministre, les ré|ionses «|u'ellesontfailesà la notification de la constitution française. Toutes ont du vous pénétrer de l'idée certaine que les gouvernements ne voient pas de bon œil votre révolution : toutes conliennenl des vœux