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directoire du département et celui du district ne manqueront pas ippuyér près de l'assemblée nationale les demandes que la ville
Bastia croirait à propos de l'aire. »
L'assemblée, s'étant trouvée augmentée par un très-grand nombre citoyens, et composant alors presque la totalité du peuple, a dééré immédiatement de faire les demandes suivantes : j° L'assemblée, protestant de son plus profond respect et de son 3Ugle déférence dans les décrets de l'assemblée nationale pour it ce qui concerne la constitution civile et temporelle, excepte
qui regarde la constitution du clergé, laquelle devait rester dans tat où elle était lors de la première convocation générale des its du royaume ; par conséquent, l'assemblée demande la con- 'vation du diocèse dans son antique délerniination, au siège quel avait été nommé par le souverain pontife, M. de Yerclos, rsonnage bien méritant, et digne de toute la vénération et de tout ttachement de ses diocésains. L'assemblée demande également le toutes les communautés ecclésiastiques de l'un et de l'autre se, régulières et séculières, soient conservées. 2" L'assemblée arrête de députer sur-le-champ le curé de Saintan, pour aller en Toscane prier M. de Yerclos, évêque de Marna et d'Accia, de se rendre promptement au désir ardent qu'ont s diocésains de le voir rentrer dans ses fonctions et dans la posssion de son diocèse ;
5° Et que M. Buonarolti, Toscan, établi dans cette ville, y exernt la profession de gazetier, et ayant répandu des maximes couaires à la religion et tendantes à inspirer du mépris pour les mistres des autels, sera sur-le-champ chassé de la cité. Le peuple de Bastia, après avoir secoué le premier, dans l'ile, le ug du despotisme, regarde comme le plus grand de ses avantages être Français et Français libre, et proteste de vivre et mourir tel; ais son attachement pour la religion de ses pères et pour le saintége apostolique romain l'oblige à déclarer, comme il déclare )lennellement, qu'il sera toujours constant dans les sentiments l'il vient de manifester, persuadé que les pères de la patrie, les jgustes législateurs de l'empire, après les grands bienfaits dont 3 ont comblé la Corse, et spécialement la ville de Bastia, daignemt y ajouter celui de se rendre à l'humble et instante prière de •ut un peuple, au sujet d'une chose aussi intéressante pour sa ■an({uiliité. Fait l'an et le jour susdits. >>
Suivent six pages de signatures.
M. Muguet, rapporteur. Vous voyez que l'on est [)arvcnu à égarer L grande majorité des iiabitauts de Bastia. Ne vous laissez cepcn-