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\)Mno a (''lé iiiîirali^ envers moi; je jure de lui ir^ler l'ulM.'. (L'assemldée applaudit à plusieurs reprises.)
M. Monti'siiKiuu. Je ne m'étais pas douté que j'eusse été liuuoré de cette faveur : je n'ai rien demandé. Personne n'a plus de confiance à tontes les qualités de M. Damhly que moi ; je suis lieutenant général : s'il ne Test pas, je recevrai toujours ses ordres avec respect. (L'assemblée applaudit.)
Voici les noms de tons ceux qui ont prêté le serment ]iur ri simple :
MM. Delbecq, Liincourt, Toulont^eon, Ciisline, Menon, d'Aiùuillon, Alexandre Lametli, Montmorency, Lamarck, Bureau, d'Orléans, Charles l.ametli, Dillon, Boufflers, Castellane, Latonclie, Biron, Touslain, Rostaing, Crillon, Rocliegiide, Crassico, Handon, Colona, Jessé, Estagnol, i.abadie, Praslin, l'Iiélines, Uedelay, M(»ntesquiou, Lida, Sinetli, Qnency, Yialis, La Hochefoucauld, Pnysaye, Sillery, Monirevel, Crillon, Lacoste, llautoy, W oller, Dubois- Craucé, Lablaclie, Bianconit. Vogué, Mazanaret/, U.sson, Luynes, Harambure, Sarrazin, Dnmaus, Maulette, Decroix, Davarey, La Galissonnière, Galbert, Lencosne, Daisgalliers, Folleville, Claude Lachàtre, Mercy, Crussol , Mortemart, Cors, Lercé, Lamberty, Evruy, Gouy-d'Arcy, Pleure, Montcaim, Defrotnont, Lusignan, Desay, Alexandre Beaubarnais, Tracy, Dallardo.
M. Frétcau. Il est important que les cours étrangères soient officiellement instruites des événements qui viennent de se passer, .le demande, au nom du comité diplomatique, que l'assemblée autorise son président à expédier des passe-ports aux courriers qui vont être expédiés par le ministre des affaires étrangères, afin qu'ils puissent librement traverser la frontière.
La proposition de M. Fréteau est adoptée.
On décréta ensuite que les membres alisenls seraient rappt^lés sur-le-clianip, qu'il serait fait nu ap[»el nominal, qu'aucun congé ne serait accordé. Lafayette vint prêter à son tour le sermen! déi-réttet annoncer que ses compagnons d'armes avaient le plus grand désii' de le prêter au sein de l'assemblée.
M. Gouy-d'Arcy. Hier j'ai passé à Seiilis à onze beures du soir : la niunicipalilé m'a chargé de remettre à l'assemblée nationale deux paquets, l'un desquels contenait iWn\ lettres saisies dans les pocher de M. Ilérard, médecin du roi. L'une (sl adressée à madame Vaudemont, l'autre à une personne qui demeure chez elle.
La namici[)alilé a cru devoir respecter les décrets de l'assemblée luitionale et le secret dos lettres; el je puis assurer à l'assemblée rpnle >;ervice df la ijanle nalionale a ('-ti' l'ail dans ces canton^, immkI.miI
:2()i i'-li Jll.N ITttl) ASSKilBLKE .NATIONAl.K.
loiilt' la nuit, avoc un /.Me (\\n inérilo ses élo-ps. .l'ai oiii devoii' prendre des renseignements sur la fuite du roi et d'une partie de sa tainiile; je me suis fait représenter Tétat des postes et messageries veis les quatre à cinq iieures du malin; j'ai parlé à Sentis à deux ])Ostilions, qui m'ont dit avoir rencontré une diligenee dans laquelle était un seul homme conduit par un cocher et un postillon, et. ayant deux hommes derrière. Celle diligence était suivie à peu de distance par une chaise de poste, dans laquelle était un seul individu ; enfin, dans une herline à six chevaux, conduite par deux postillons, était une femme sur le devant, ayant à côté d'elle deux enfants, et deux hommes sur le derrière. Le po-tillon à qui j'ai parlé m'a dit qu'après avoir conduit cette herline, il s'était approché de la portière pour demander si on voulait lui laisser un reste de compte qu'il avait entre les mains ; qu'un gros homme hrun, qui se trouvait à l'une des portières, lui répond.it qu'il le lui laissait, et en même temps se cacha. Cependant il aperçut qu'à côté de cet homme il y en avait un autre, de stature à peu près égale; mais il ne put lui parler. Cette herline était précédée d'un homme à cheval, qui lui a paru être ce qu'on appelle au-dessus de la classe comnmne : elle était suivie de deux autres hommes. Voici les renseignements que j'ai cru devoir communiquer à l'assemhlée.
M. le président. Il est important pour la tranquillité du i-oyaunie que l'état actuel de la ville de Paris soit connu dans tous les dépîutements. .le prie en conséquence l'assemblée de donner attention à la lettre suivante que vient de m'adresser M. Bailly...
« ^lonsieiu' le président, la municipalité de Paris, constamment <\ecupéedu soin de maintenir la trancjuillité publique, n'a cependant pas perdu un seul des instants qu'elle consacrait ordinairement à l'adininistratioïi. J'ai l'honneur de vous adresser en son nom l'état des ndjudications des domaines nationaux, qui ont été faites hier. Ou applaudit à plusieurs reprises.,
L'état joint à cette lettre indique les adjudications de tmis maison^ dépendantes du ci-devant chapitre de Paris. La première, estimer 60,000 liv., a été adjugée pour 90,200 liv.; la seconde, estimée 23,.'i00 liv., a été adjui;(''e \)0[\v .")0,100 liv.; la troisième, estimer 28,700 liv., a été adjug.'-e .ii,000 liv.
La délibération est intcnompue par l'arrivée de ^L Deh-ssart, ministre de rintéiii'ur.
M. le présideid lui accorde la parole.
M. Drlcssart. Dans ce moment d'inquiétudes, les citoyens ont cm que rasseud)lée se déteiininerait à a|iporler pruvisoirement cpielques modillr-iitions ;iii\ déi ii'|< ipir (lan< un Midinoiil de ciiiin' i-lli' a rendus
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sur la ciroulalioii t\o raigoiil. Copondiiul je ciuis (iiTil y niirail de trôs-grands inc()iiv(''!iieii{s à suspendre la libre circiiialioii ilii luiméraire dans rintérieuf du royaume. Je prie, en conséquence, l'assemblée nationale de prendre un paili à cet égard.
M. ReçjnauU de Sainf-Jran-d' Angély . Je convertis en motion la demande du ministre de Tintérienr, et je propose à l'assemblée le projet de décret suivant :
« L'assemblée nationale, considérant qu'il importe au maintien de la tranquillité publique que la libre circulation du uuméraire ne soit pas interrompue dans l'intérieur; que le payement du prêt des troupes dans les diverses garnisons du royaume, qui ne peut se l'aire qu'en argent, soit assuré avec la plus grande exactitude; que la chose publique éprouverait le plus grand danger, si, par des entraves arbitraires, les expi'ditions de numéraire, que le trésor public est obligé de faire par la voie des messageries, étaient arrêtées dans les divers lieux où passent les diligences ; qu'il serait également dangereux et impolitique d'arrêter les envois que les particuliers font dan-; l'intérieur pour leurs affaires peisonnelles; que ce serait nn nuiym d'accroître la disette du uuméraire dans la capitale, parce que le retour des espèces deviendrait plus difficile et plus rare : décrète qu'il ne peut être apporté aucun obstacle à la circulation du numéraire dans l'intérieur du royaume; recommande et enjoint à tons les corps administratifs, aux municipalités et aux gardes nationales de proléger de tout leur pouvoir ladite circulation et le libre pas sage des diligences et autres voitures des messageries, sur lesquelles seraient chargées des espèces enregistrées et énoncées sur les feuilles de roule, dont les conducteurs de diligences sont purleurs, soit pour le conqite du trésor [inblic, soit pour le compte dc^ particuliers.
« L'assemblée nationale déclare qin> le présent décret ne préjudicie pas à celui rendu la veille, qui défend l'exporlation hors du royaume; enjoint au ministre de Tintérienr d'en recommandei l'eM'cution aux municipalités des frontières; ordonne qu'exoédilion du luésenl décret sera enviiyé»' sur-le-i!iamp an miiiistro 'le l'inlérieur. »
Ce projet de décret est adopté.
î) heures du soir. — 3/. Leyraiid. Je demande (jue le comité militaire elle ministre de la guerre s'occupent sans désenii>arei de toutes les mesures à prendre pour la défense e\ti'ri(Miie.
La pro[)ositi()n de ^L Legrand est décrétée.
M. Guillaume. Je demande que provisoirement l'un sé(pieslre Iin clievanx qui sont à Versailles.