‹ Histoire parlementaire de la Révolution française (volume 5)Chapitre 94 sur 132 · SITUATION DIPLOMATIQUE · texte numérisé non relu

SITUATION DIPLOMATIQUE

porterait à tous les gouvernements de réprimer le funeste exemple. » {Mém. d'un homme d'État, tome I, page 123.)

Le même jour, l'empereur écrivit au prince de Condé une lettre qui contenait les assurances les plus positives sur ses intentions. «Comme parent, comme ami, comme allié du roi, disait-il, il était décidé d'employer tous les moyens qui étaient en son pouvoir. » {Mém. secrets de d'AlloniiUe, tome II, page 21o.)

Dix-neuf jours après ces premières déclarations, le général major Bischoffswerder et le prince de Kaunitz signaient à Vienne, d'après les instructions de leurs souverains, un traité préliminaire d'alliance entre la Prusse et l'Autriche. En voici le texte ;

Substance du traité préliminaire conclu entre les cours d'Autriche et de Prusse, à Vienne, le ^5 juillet 1791.

« Quant à un traité formel d'amitié et d'alliance défensive entre la maison d'Autriche et celle de Brandehourg, il est arrêté de le conclure et signer, dès que la paix entre la cour impériale de Russie et la Porte Ottomane sera rétablie, et qu'ensuite la dite cour sera invitée d'y accéder en même temps que les deux puissances maritimes et S. A. S. l'électeur de Saxe.

« Pour accélérer et préparer, en attendant, l'arrangement définitif dudit traité, on est convenu d'avance d'y adopter pour base les points suivants :

« 1° Les deux cours se garantiront réciproquement leurs États respectifs contre toute agression quelconque; la quantité, la qualité et les termes des secours mutuels ou en tout cas leur équivalent en argent, ainsi que l'entretien des troupes auxiliaires seront réglés dans le traité d'une réciprocité parfaite.

« 2" Elles ne contracteront aucune alliance à Tinsu l'une de l'autre et donneront ordre à leurs ministres dans les cours étrangères de se communiquer amicalement tout ce qu'il importerait de faire parvenir à la connaissance aes deux puissances amies.

« 7)0 On confirmera par ce traité les traités antérieurs et notamment ceux de Breslau, de Dresde, de Hubertsbourg et de Teschen.

« 40 Les cours s'entendront et s'emploieront pour effectuer incessamment le concert auquel Sa Majesté l'empereur vient d'innter les principales puissances de l'Europe sur les affaires de France et elles se porteront de plus à leur réquisition respective secours et assistance réciproque, au cas que la tranquillité interne de l'un et de l'autre État fût menacée de troubles.

« Indépendamment des points généraux ci-dessus qui serviront de base au traité d'alliance et d'amitié, les deux cours sont conve-

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