‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 109 sur 201 · I. De Imitauone Cieeronit, Préhc · texte numérisé non relu

I. De Imitauone Cieeronit, Préhc

quissé le plan de cet ouvrage, j'avais une foi absolue dans les panégyristes de Dolet. Je croyais, comme l'a fait supposer une certaine classe d'hommes de lettres français, que c'était un hoiume c^un très grand caractère, que ses vertus et sa science seules avaient excité la haine des ennemis de la vertu et de la science et l'avaient entraîné à la place Maubert. Mais une étude approfondie de ses œuvres et des autorités contemporaines m'a amené, malgré moi, à conclure que sa mauvaise têle, et faipeur qu'il faille ajouter son manque de cœur, fut non pas la principale, mais cependant Vune des plus graves causes de ses malheurs ». » Allant plus loin que M. ChrisUe Copley, nous croyons :

1» Que Dolet a été la victime de son caractère haineux et violent qui ameuta contre lui une foule d'ennenlis et écarta de lui ses anciens amis.

2° Que Dolet a été la victime de ses passions et de son inconduite, puisqu'il a été condamné surtout pour l'assassinat du peintre Compaing.

Le peintre Compaing fut tué le 31 décembre 1535. Aussitôt, Dolet s'enfuit de Lyon et fit commencer des déniarches pour obtenir du roi le pardon de son crime. Il l'obtint, le 19 février suivant, grâce à l'intervention de Marguerite d'Angoulêrae, reine de Navarre, du lecteur royal Pierre Duchâtel, de Voullé et de plusieurs autres amis du coupable. Le sénéchal de Lyon ne voulut pas tenir compte de la grâce du roi et il arrêta Dolet, qui fut condamné à mort 'mais ne demeura en prison que quelques jours ; il en fut tiré par le cardinal de Tournon et mis en liberté provisoire, « à condition de donner garantie qu'il se tiendrait à la disposition de la justice .. A peine en liberté provisoire, sous le coup d'une action

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