‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 111 sur 201 · I . Ibid., p. Î · texte numérisé non relu

I . Ibid., p. Î

». CopiET, op. cil., 4ii.

Une intervention puissante de l'évéque Duchâtel auprès deFrançois I»' obtint la grâce de Dolet (fin juin 1543). « Un silence perpétuel était imposé au procureur général : on déclara que Dolet avait recouvré « ses bonnes famé (réputation;, vie et renommée » ; ses biens qui, de par sa condamnation, devaient être confisqués, lui furent rendus ; le Parlement eut l'ordre d'enregistrer la lettre de grâce, de permettre au prisonnier d'en jouir pleinement et de lui rendre sur l'heure la liberté \ » Il fit des difficultés pour enregistrer ces lettres de rémission. A la suite de plusieurs suppliques de Dolet. toujours appuyées par Duchâlel, Frani^ois I" ordonna l'enregistrement de la grâce par deux ordonnances du 1" août et du 13 octobre 1543, par lesquelles, unissant l'affaire du meurtre de Conipaing à celle d'hérésie, il donnait à Dolet rémission entière de toutes ses fautes. C'était donc une absolution générale qu'obtenait pour lui l'évéque de Tulle-.

Ainsi, trois fois de suite, Dolet était retiré, par la protection de l'Eglise, des mains de la justice auxquelles l'avaient livré ses ennemis et ses fautes :

l°'Une première fois, Jean de Plus, évéque de Rieux, l'avait délivré des poursuites du Parlement de Toulouse, (1534).

2° Une deuxième fois, Duchâtel et le cardinal de Tournon lui avaient fait pardonner le meurtre de Compaing et sauvé ainsi la vie (1536).

3° Une troisième fois, il devait cette cessation des poursuites du Parlement de Paris à l'intervention de Duchâtel, évéque de Tulle (juin 1.543).

En accordant d'une manière si complète sa grâce Oolel, le roi avait pris acte de sa profession d'orthodoxie. « Ledit suppliant, disait-il dans son ordonnance de juin.

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