‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 117 sur 201 · I. D.'ivE.MIL, L.y. Ce.'., ni, r · texte numérisé non relu

I. D.'ivE.MIL, L.y. Ce.'., ni, r

HiSlOlRE rAUIULE. alilolKF. M.AIB IS

274 HISTOinE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE

les pâturages de la région. Pareils faits ne sont pas rares. On en relève du même genre en Provence, en Normandie, eu Languedoc où des familles entières font des fortunes à l'élevage ^ »

Ces progrès de l'élevage amènent, de 1450 à 1525, une baisse considérable dans le prix de la viande. « Quoique le veau et surtout le mouton aient joui naguère, comme de nos jours, d'une légère plus-value, le kilogramme de l'un et l'autre qui se vendent 2 fr. .'■)0^ oscillent en moyenne entre 17 et 20 cenliuies (entre 1 fr.02 cl 1 fr. 56) pendant

celte période En Alsace, le bœuf vaut alors de 15 à 20

centimes (de 0 fr. 90 à 1 fr. 20) ; en Uauphiné, de 12 à 16 (de 0 fr. 72 à 0 fr. 96) ; en Flandre, il s'élève à 30 centimes (lfr.80) et à Rome, à 58 centimes (3fr. 48); mais en Autriche, on le paie 16 ceulimes (0 fr. 96) et à Bayreuth, en Allemagne, 7 centimes (0 fr. 42). Du bœuf à huit sous le kilo ! dans quel pays en trouve-t-on, à notre époque ?

On s'explique, dès lors, la quantité de viande qui fut consommée, dans l'Europe entière, dans ces w" et xvi» siècles où elle était en si grande abondance et à si bon marché. Celte période de soixante-quinze ans qui va de 14.50 à 1525 fut, au dire de M. d'Avenel, une « période de bombance où la population mangea largement à sa faim ». « Au XV" siècle, en Normandie, les ouvriers mangent de la viande troisfoispar semaine; dansl'Est, ilsen mangent tous les jours au dîner et au souper. La ration quotidienne que l'on constate pour certains journaliers nourris est de six cents à sept cents grammes et il semble inutile de prohiber, comme on fait quelquefois, l'exportation hors do la seigneurie du bétail élevé dans les pâturages coin inunaux pour assurer l'abondance ; car partout, cette denrée est à petit prix. . « Du temps de mon père, écrivait

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