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LA REFORME CATHOLIQUE AVANT LUTHT.R 2TO

« pour la correction, l'instruction, la réforme des membres de son cierge et le salut de tout le troupeau confié à ses soins». . Elles édictaient les mesures les plus strictes pour les ordinalious tt le recrutement du clergé, déclarant par exemple que mil ne pourrait obtenir une dignité ou une cure av mt Tàgo de vingt-cinq ans; elles consacraient un tilre entier a la vie et aux bonnes mœurs du clergé (df rita H hovestnie clericonim), lui imposant un costume, lui interdisant les jeux de hasard et IfS affaires séculières, lui défendant de sortir la nuit dans la ville de I.ucques et lui imposant la loi de la résidence. Ces constitutions comprennent un certain nombre d'articles sur le culte divin, le jeune et l'abstinence, le mariage, le scrment, l'excommunication, la bonne gestion des biens eccle- Masliques. Anglic Grimoard avait été nommé par son frère, Urbain V. évéque d'Avignon, le 13 décembre 13(;2 ; il dressa aussitôt des statuts réformateurs pour son diocèse*.

On le voit donc, les grands conciles du xv' siècle, ceux de Fisc (1408). de Constance (1414), de Bâle (1431), de Floren e(l4n),quitravaillèrentavectautd'ardeuràlaréforme de l'Égli-e, ne firent que suivre un mouvement qui se iwiursuivait depuis plusieurs siècles. Les évéques qui les composaient s'étaient déjà dépensés pour celte œuvre. soit dans les synodes provinciaux, soit dans la rédaction de leurs statuts diocésains. Ils profitèrent du caractère oecuménique de ces assemblées pour élever encore plus leur voix, afin de la faire entendre par la chrétienté tout entière. Dan^ un discours prononcé au concile de Pise. le cardinal Pierre d'Ailly, évéque de Cambrai, réclamait avec instance la réforme générale de l'Église et il la faisait

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,. IHsloire du Languedoc (Vil»»ï"-MoLi>lE»), U. i. 74«.

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dépendre de la ccssalion du schisme et de la coopération des prélats et d'un pape universellement obéi '.

Les quatre grands conciles se consacrèrent avec ardeur à l'œuvre réformatrice qu'avaient fait réussir, dans plusieurs Ordres religieux et dans un certain nombre de diocèses, tant de généreuses initiatives ; ils s'efforcèrent de l'étendre à l'Eglise entière et ils y réussirent partiellement. Le concile de Constance rendit à la chrétienté un service signalé lorsque, par l'élection de Martin V (1417), il fit cesser le schisme et rétablit l'unité du Saint-Siège. Malheureusement, les Pères do Constance et surtout ceux de Bâle oublièrent l'une des conditions que le sage cardinal Pierre d'Ailly réclamait pour une réforme efficace : la direction de la papauté. Ils voulurent réformer l'Église sans le pape et quelquefois eu opposition avec lui, et dès lors, au lieu de la répression des abus, on dut au concile de Bâle la résurrection passagère du schisme avec l'élection de l'antipape Félix V.

La papauté ne put pas, au cours du xv' siècle, réaliser elle-même les réformes qu'on attendait. Pendant toute la première moitié du siècle, elle dut se défendre, d'une part, contre les empiétements des conciles qui voulaient lui enlever son pouvoir suprême et l'asservir àl'épiscopat et. d'antre part, contre les seigneurs italiens qui voulaient s'em[>arer de ses ICtats et le soumettre à leur prépondérance polili(iue. Les velléités de saints papes, tels que Eugène IV, Nicolas V et Pie II, furent combattues par la coalition de tous les intérêts que menaçait la Réforme. Aussi, loin de s'amender, la Cour pontificale se laissa pénétrer par les idées mondaines que propageait la Kenaissanee païenne : de saints religieux, tels que Alexandre V et Eiigèno IV', de pieux hutuanisles, tels que Nicolas V et Pie II, furent remplacés, à la fin du siècle, sur la chaire de saint Pierre par des princes Italiens, aux

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