Imdart db la Tou». ibid., p. 5oo
î. Voir Gallia Chrisliana, articles Carcassonne, Sena, Pans. Cualai'Cft.
808 HISTOIRE PARTIALE, IIISTOIHK VRAIB
Maus, et Burlout Jean Staiidonck, principal du collège de Montaigu, où il fit régner une austérité que l'épicuréisrae de Rabelais a tournée en ridicule , il devint dans la suite archevêque de Reims. « Ce flamand mystique et pratique à la fois, aux allures raides, à la piété formaliste, au savoir débordant, voilà le nouvel Élie que saluent d'enthousiastes disciples. Par son ascétisme, son ainour des humbles, il est un moine du xiii" siècle égaré dans la Renaissance. Il est un homme de la Renaissance par sa passion de l'étude et des livres. A Sainte-Geneviève, il monte au gomraet de la tour pour travailler à la clarté de la lune ; à Montaigu, il fonde un collège pour les étudiants pauvres... Il parle, proche, dirige, il écrit et on lui écrit. Tout ce qui veut une réforme commence à tenirconseil avec cethomme de Dieu •. »
Pour faire bénéficier l'Église gallicane tout entière des mesures qui avaient été promulguées dans plusieurs diocèses, les évêques de France tinrent, à la fin du xv'etau commencement du xvi* .siècle, des conciles réformateurs. Ce tut ainsi qu'en juillet 14S5, se réunit à Sens, pour la province séuonaisc à laquelle ai)parleuait Paris, un concile « pour la réformation de l'Église ». « Il promulgua toute une série de canons sur la célébration du culte, la discipline des couvents, les abus do la fiscalité ecclésiastique et le désordre des elercs. C'était déjà un programme très complet et qui s'attaquait à la plupart des vices du régime.» (Imbart de la Tour.)
Par suite de la défiance que lui inspiraient les conciles depuis les conciles générau.x de Constance et de Bâle, qui avaient essayé de la mettre en tutelle, et les conciles na. tionaux de France qui avaient rédigé la Pragmatique- Sanction, la papauté ne favorisa pas ces initiatives conciliaires ; mais elle protégea toutes les autres. Même Alexandre VI Borgia, ce pape qui donna à l'Eglise uni-