I. AUjcnuine deutiche fiioyraf/iM, t. VIL pp. 648-S4g
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Dominicains dans les Pays-Bas; il rendit de» ordonnances pour rétablir la stricte observance dans les couvents de Clarisses de BAle, Egeret Pfullingen'.
Les nombreux faits que nous avons présentés nous montrent ce qu'il faut penser des allégations des manuels scolaires sur la Réforme de l'Eglise.
Les manuels « laïques » nous disent que l'Eglise ne voulut pas éliminer les abus qui s'étaient introduits dans le clergé séculier et régulier, et nous l'avons vue, pendant des siècles, poursuivre avec ardeur celte œuvre de réforme.
Ils nous disent que les Ordres religieux étaient dans la plus profonde décadence lorsque Luther vint demander leur suppression, et nous les avons vus, du xiv" au xvi» siècle, restaurer les antiques observances et rétablir la vie ascétique dans toute sa rigueur.
En réalité, l'Eglise catholique était en voie de se réformer elle-même lorsque Luther et Calvin, sous prétexte de Réforme, prêchèrent la révolution religieuse et leschisme. Commencée depuis un siècle, poursuivie malgré les plus grandes diflicultés, traversée par de terribles oppositions, suscitées soit par le clergé reléché, soit par la noblesse qui était menacée de perdre ses bénéfices, soit par les roi^ et les princes qui craignaient de voir disparaître. l'inHuence tyrannique qu'ils avaient prise sur l'Église, la réforme du calholicismo n'était pas encore terminée quand apparut le protestantisme ; il restait, beaucoup d'excès i réprimer, d'abus à supprimer, de sages disciplines à rétablir. Luther et Calvin purent assurément ameuter ..'opinion contre des défauts réels qui persistaient dans la vie et la constitution du catholicisme, et leurs déclamalions injustes Cl passionnées renferment certainement une part de vérité. Ce qu'elles taisent de parti pris et ce que taisent à leur suite nos modernes maîtres « laïques », c'est l'effort persévérant et fécond qui avait été accompli par le»