I. Uisioire de France do Lavisse, V, ii. p. aoo
LA REPPON?AmUTÉ DES GUERRE? DE REUCION" 380
rcdonWt lui-même le triomphe du P-testantisme François I" se montra iîdèle catholique ; sou hls, Henu II. Tccentua encore ce zèle en faveur de la rehs-on nahonale en le prouva eu sanctiouuant les mesures de ngueur prises par le Parlement contre les protestants. Ceux-c. angè'eut a.orsde tactique et, le coup de force contre^e. catholiques qu'ils avaient tout d'abord espère de 1 Etat Is essayèrent de l'accomplir eux-mêmes. Au heu de la lox iTrale qui aurait aboli la messe, profané les eghs S L^fisqué les biens du clergé, forcé les prêtres e les fidèles à ?aposUsie. comme cela s'était produit en Allemagne, n AngSterre, en Suisse, eu Suède. Norv ge et Danemark ils essayèrent de supprimer en deta.l le culte Tatholiqucprofitant de toutes les occasionsqm paraissaient s'offrir à leur fanatisme. . . .■ „
-Tantôt, certains seigneurs gagnés au prêtes ant.sme appdaie^t dans leurs villes les prédicants, leur hvra.ent e's'égl ;es et les chaires catholiques et -ett--^^- f^ son quiconque voulait «'«Proser à leur acUon Ce fut e qui se produisit, dès le règne de François I". ^ -«"'l";; dette V lie appartint d'abord à Marguerite de Valois, sœur S F^ançoisT«^ puis à sa -èce, Marguerite sœur de Henri II qui, avant son mariageavecle duc de Savoie(loo9). Sfav'o'rable à la Réforme : <' Vlane ad,ictarnfu.s^^^^^^^ nostrae reUoioni, » dit d'elle l'écrivain Hubert La" jt Leurs Ueutenants à Issoudun y attireren des eligieux apostats, devenus depuis ministres protestants, les f rent icher dans les égUses et lorsque des frauciscains zèles doutent défendre le cathoUcisine attaque, ils furen traités de séditieux et l'un d'eux, Toussaint Hemard, « fut S et mis en galère : ce qui rabattit si bien leur zèle qu'ils en devinrent plus sages. » Ainsi s'exprime le grand écrivain protestant Théodore de Bèze». Ce fut aussi par
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un coup de force que le sieur d'Andelot» établit les pré-
dieutiona proleslanleK dans plusieurs églises catholiques de Bretagne, . au grand temple appelé iVotre-Danie de Pilié .,dii Croisic, « au grand temple parochial du iiourg (le Batz » où le peuple était réuni . pour ouïr la messe », . dans un autre temple tout prochain, nommé Notrc'- Daine-du-Courrier ». Les catholiques se proposaient de repousser l'intrus; mais, ajoute Théodore de Bèze, . d'Andelot y étant arrivé fort à propos, y donna si bon or.lre que la prédication fut faite en grand silence =. » Le même seigneur y établit de son autorité le ministre protestant Loiseleur. Les catholiques bretons étaient ainsi chassés de leurs propres églises et la messe était transformée de force en prêche protestant, en 1558, quatre ans avant l'échauffourée de Vassy !
Ce fut de la même manière que le protestantisme s'établit et se propagea en Dauphiné. £n 1559, les huguenots de Valence s'emparèrent par la force de l'église des Cordeliers. . Tous ceux de leur parti s'y rendirent en foule; la plupart étaient armés pour repousser l'injure, si on leur en voulait faire, comme ils disaient (:il mars). » Les seigneurs des environs, Claude de Miribel et Jean de Quintel, leur prêtèrent main forte. On opéra de la même manière à Romans et à Montélimar. Dans cette dernière ville, l'église des Cordeliers fut transformée en un prêche protestant, grâce à l'intervention armée des seigneurs de Montbrun, de Saint-Aubau, de Vesc. de Corapset et de Candorce. Ces nobles • avaient tellement abattu le courage des catholiques, par leur autorité et par leur nombre, que ceux-ci n'osaient même prendre la liberté de se plaindre ni de parler pour leur religion.... Us corninencèreut à exhorter leurs sujets de changer de religion comme eux, et leurs paroles n'ayant pas un assez prompt