Frère de l'Amiral de Coli^ny
a. TuÉODoas de Bèze, op. cil., i, pu, 178-170
LA RESPONSAnlLlTÉ DES GUERRES DE RELIGION ^^1
effet, ils les contraignirent de le faire par les mauvais traitements et par les luenaces. Mais Montbrun fut le plus violent de tous : il avait appelé de la ville de Genève des ministres qui prêchaient dans son château et forçait ses sujets à coups de bàlon de les venir ouïr . »
Lorsque, pour proscrire le catholicisme, ils ne pouvaient compter ni sur l'apostasie de prélats tels que le cardinal de Cbàtillon. évéque do Beauvais, frère de Coligny, m sur la violence des seigneurs persécutant sur leurs terres l-Eelise qu'ils avaient reniée, les protestants recouraient* des coups de force et suscitaient contre le culte et le cierge catholiques des troubles et des séditions. Dès 1532, -trente ans avant Vassv - le protestant Jean Cadurque avait injurié publiquement un prédicateur catholique, au cours de son sermon, et provoqué un tumulte à Toulouse^ En 1548 les protestants brûlaient, dans la cathédrale de Nîmes, un tableau représentant la Sainte Vierge». Vers le même temps, les huguenots troublaient, à Toulouse les cérémonies du culte catholique; la veille de Noël loi7 ils faisaient irruption dans l'église Saint-Pierre en tenant un lièvre embroché et en criant à tue-téte : Christus nalus est' Le 29 mars suivant, ils empêchaient une procession et un sermon. Cinq ans plus tard, en 1553, les Etats du Languedoc signalaient la destruction d'un grand nombre de croix dans toute la province ; et deux ans après, des statues de saints étaient mutilées à Toulouse. Apres la mort de Hen.i II, l'audace des huguenots augmente en Languedoc et ils s'emparent par la force de beaucoup d'églises catholiques pour en faire des prêches protestants Le 29 septembre 1559. le pasteurgenevois Guillaume Manger profane ainsi l'église paroissiale de Saint-Jacques
. Nicolas CBOMEn. Histoire générale de 0.n,vhinf (écrite ca ,67,, un siècle «uicment après les faits doiil nous Im emprua- Ions le récit) pp. 54î-545.