‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 180 sur 201 · DE Hrimot, op. cit., 1. p. i · texte numérisé non relu

DE Hrimot, op. cit., 1. p. i

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courent sus aux catholiques, chassent les prêtres de la ville, brûlent les titres de la fabrique et s'emparent do ses biens.... L'ancienne église paroissiale de Nolie-Daœe est renversée; la chapelle de Saint- Romble est détruite ; la tombe du saint brisée.... Les oratoires de .Saint-André, de Saint-Denis, de la Madeleine, les prieurés de Saint- Père et de Saint-Martin eurent le même sort. Saint-Jean où, depuis plusieurs années déjà, lisent établi leur prêche, écliappe seul à cette désolation... A Lignères, ce sont les mêmes scènes de désordre, en 1561. La ville est prise et brûlée, les églises pillées.

A Bourges, l'émeute éclate le dimanche 17 août 1.561, entre quatre et cinq heures du soir... En un instant, il y a plus de deux mille combattants sur les remparts, tous • armés de garrots, de pistollets, de pierres et autres ferremens. » Au début, les catholiques sont les plus forts et « ceux de l'Evangile rudement repoussés par ceux du Château et du pont d'Auron. Mais depuis une demi-heure, le tocsin sonne et les huguenots sont arrivés à la rescousse. Forcés de battre en retraite, les catholiques se replient sur la ville. Toute la lutte se concentre autour du portail de Bourbonnoux. L'on se bat avec une telle fureur sous la voûte « qu'il s'en fût ensuivi une telle effusion de sang » si le poste n'eût réussi à fermer les portes pour séparer les combattants ». »

Quelques semaines plus tard, les protestants de Châteauroux envahissaient le couvent des franciscains et le pillaient de fond en comble, brûlant le mobilier et les archives ; attiré au château voisin d'Orsan, un religieux, le frère Pierre Odion, était tué traitrcusemeut et le supérieur Guy Lrillcmand était assassiné par les huguenots à Saint-Genou-. A Issoudun, le ministre Dorsanne, appuj'é par les magistrats et les fonctionnaires du roi,

a. Ibid., p. ili».

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avait proscrit le culte catholique et rendu ses prêches ohligatoires pour toute la population. A Dun-le-Roi, les huguenots profanaient la collégiale Saint-Étienne ; clans la nuit du 25 février 156-2, deux d'entre eux, Toussaint Malain et René Boulloy, s'introduisaient dans l'église, les statues étaient abattues et les débris jetés sur la placée » Et ces scènes deparbarie avaient lieu avant l'écliauffoiirce de Vassyl

Des troubles de ce genre furent provoqués par les protestants dans la plupart des provinces de France, pendant le règne de François II et la première année de celui de Charles IX. En Normandie, où ils pouvaient compter sur la faveur de l'amiral de Coligny, ils se ruèrent, en plusieurs villes, sur les catholiques. Ils les pourchassèrent aussi à Orléans où, au cours d'une procession du Saint-Sacrement, ils tirèrent des coups de feu sur la sainte Hostie portée sous le dais, et s'emparèrent de force, pour en faire un prêche, de l'église des Carmes ; à Blois, où ils s'établirent, de la même manière, dans l'église de Sainte-Solenne; à Tours, où ils prirent par violence le couvent des Cordeliers.

Dans son Histoire de France, Mézeray insiste sur le caractère prémédité de ces émeutes protestantes. « Chacune de leurs églises, dit-il des huguenots, avait choisi un capitaine, enrôlé certain nombre de soldats, cotisé chaque reformé à certaine taille » qu'ils payaient de si bon courage qu'ils la portaient eux-nicmes chez le receveur et bien souvent plus que leur cotisation. La plupart de ceux qui gouvernaient les finances étaient de cette religion ; il n'y avait de judicalure, ni grande, ni petite, dans laquelle il n'y eu a eut; il ne se créait aucuns magistrats dans les villes parmi lesquels ils ne trouvassent moyen d'en fournir des leurs et puis, gagnaient les autres ou à

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