Mebsi, p. 3n
1, Ibidem.
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eux-mêmes ont couvert d'éloges Poltrot de Méré, assassin de François de Guise. Ils l'ont appelé « un homme heureux, cet insigne Poltrot, le libérateur de la France. » Une collection de complaintes huguenotes célébra sa « divine entreprise. »
Dieu suscita le vaillant de Méré
Qui le (îuisard a massacré,
dit l'une.
Cet unique Poltrot
Sur qui tomba le lot
De retirer de presse
Le parti tiuguenot
Dans sa grande détresse . 1.
dit une autre. Le cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale possède une gravure de 1570, représentant l'exécution de Poltrot de Méré, le 18 mars l.%3 ; elle porte cette légende qui prouve le culte dont Poltrot était l'objet auprès des huguenots, sept ans après son forfait,
La vie est à Poltrot cruellement ravie Parce qu'il a sauvé à tant de gens la vie. Poltrot est démembré parce qu'il a remis Eu un tout les Français qui étaient ennemis. 3
Ces textes sont si évidents que des historiens favorables aux protestants et ennemis des catholiques, tels que Henri Martin, sont obligés d'admettre et de proclamer la culpabilité de Coligny. « Lui aussi, dit Henri Martin, croyait à la légitimité du tyrannicide inspiré du Ciel ; il acceptait le fait accompli, mais ne l'avait pas suggéré. Quant à Théodore de Bôze, il déclara n'avoir jamais vu ni excité Poltrot, mais reconnaître dans « son fait » un juste châtiment de Dieu, « menaçant de semblable ou plus