‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 193 sur 201 · IbiJ, vil · texte numérisé non relu

IbiJ, vil

SAlSr-BAnTllELOn

heureux qui, du 24 août à octobre 1572, ont ete tues tant a Par squed^ns le reste de la France. Les affirmations qu. multiplient par 2, 3. 4, 5, 10 et même 20 ce total, sont Isoliment fantaisistes et ne s'appuient sur aucun indice, aucune statistique, aucune preuve .

Même réduit à des proportions moins exagérées et pu vra emblables, ce total de 4.000 à 5.000 v.cl.mes fa.t L core frémir et l'on ne saurait rappeler sans nad.gnal.on pareilles hécatombes. Loin de nous la Pen-e de le. iu.tilier! seul un jacobin a pu se réjouir devant les rtots ,e sans de ses adversaires en lançant celle phrase .mp.e qui devait se retourner contre lui-même : « Ce sang était-

"srnsX'ju'squ'à justifier la Saiut-Barthélemy certains écrivains l'ont expliquée en rappelant qn elle a elo précédée de plusieurs massacres de catholiques par les

'?' S'èptembre 15C7, les huguenots de Nimes firent ce grand carnage de catholiques, qu'en ^a.^on de a fe le de 'aint Michel célébrée la veille, on appela la M.chelade. Par surprise, ils s'emparèrent des portes de la ville: puis, Trmés dî pistolets el d'arquebuses, ils se -pandiren da„ les rue.; les catholiques sans armes eurent à peme le emps d; se réfugier à l'Évèché. Mais bientôt les huguenô s s'emparèrent de l'Évèché. mctlant en arresta .on ou ceux qui y avaient demandé asile : toutes les églises farent piUécs et le soir, un grand feu consuma les bo.se- •es arrachées des sanctuaires, les archives eccles.asùques, les vases sacrés et les objets d'art. A neuf heures , La PopcUnièrc a écrit en .58, (dix ans après te Saint-nar- Ihicmy) son Histoire de France cdilée """' '» '=»"" ';"' '^ Snlbor et Danjou (Arcki.es curieuses <ie l'WsU.ire^ '^^^^^^ reltc mémo coUoclion a donné V Histoire de Charles 'X^<'^''^^"'' Ïasso" t. v.u), to Stratagemma di Carlo IX de Cap.lup. (t. vn). TTolincoJû les n^assacreurs et le lU.cUle-n.alu. des Hunç... p,mphleU sur U Saml-BarlliOlemï (louic vu).

du soir, le massacre commença sans pitié, horrible. Oa Uia le premier Consul de la ville, le prieur des Augusiins et plusieurs de ses religieux, un vicaire général, plusieurs chanoines, des prêtres, des laïques, « Les dépositions des témoins devant le Parlement de Toulouse évaluent à une centaine le nombre des victimes ; un journal anonyme à 180; le vicomte de Joyeuse dit qu'il y en eut deux ou trois cents'. » Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1569, après s'être rendus maîtres de la ville par surprise, les protestants firent un nouveau massacre : plus de 150 catholiques tombèrent sous leurs coups 2. En 1507, d'autres massacres de catholiques par les protestants eurent lieu à Alais où furent tués sans défense » sept chanoines de la Collégiale, assemblés pour chanter matines, deux Cordeliers et plusieurs autres « ecclésiastiques », à Uzès, Pont-Saint-Esprit, Bagnols, Viviers, Rochefort; tout le Bas-Languedoc fut terrorisé^. En 1568, des scènes aussi odieuses avaient marqué la prise de Gaillac et de plusieurs autres villes de l'Albigeois par les calvinistes ; partout, beaucoup de catholiques furent tués par des sectaires qui avaient juré leur extermination'. Le 24 septembre 1508, les protestants entrèrent par surprise dans la place forte de Saissac ^, ils y massacrèrent tous les prêtres, puis se retirèrent.

Ces carnages et plusieurs autres dont on aurait pu allonger la liste précédente, eurent lieu plusieurs années avant la Saint-Barthélémy et comme elle, ils ont été produits, non par l'excita tionde la bataille ella fureur aveugle des combats, mais par la résolution froide, et mûrement

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