‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 195 sur 201 · I. Cité par La Perrière, p · texte numérisé non relu

I. Cité par La Perrière, p

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ce conflit d'influence, sournois dabord, de plus en plus déclaré dans la suite, qui s'était encrage entre Catherine et Colieny pour la possession de Charles IX et du gouvernenernent, l'Amiral semblait vainqueur, la reiue vaincue. Catherine voyait compromis les efforts persévérants par lesquels elle avait voulu soumettre ses fils, et en part.lier Charles IX, à sa domination incontestée et, avec la confiance de son fils, le gouvernement lui échappait ce gouvernement auquel elle tenait par-dessus tout, qu. était nécessaire a son ambition démesurée. Il lui importait peu nue l'Amiral fût protestant et qu'avec lui triomphât 1 inlluence protestante; l'éternel adversaire pour elle n était «as le protestant, c'était celui qui menaçait de lui ravir le pouvoir; catholiques et protestants sont également ses ennemis - elle le déclare elle-même au roi - quand ils veulent ôter la couronne à son fils, et elle s'identihe ellemême avec cette couronne: elle ne la veut pour son fils ou'à la condition qu'il la portera sous sa tutelle. Ce n est donc pas une question de religion, ce n'est pas la cause catholique qui l'oppose à Coligny, c'est son intérêt personnel, son ambition personnelle, c'est sa propre cause, sa seule cause ! Entre elle et Coligny s'est engage un duel ,1e plus en plus serré dont le roi est 1 enjeu. Il s agit de savoir si l'ascendant qu'a pris l'Amiral sur 1 esprit de Charles IX continuera degrandirjusqu'àsupplanteraupres de lui celui de la reine mère; ou bien si, reconquérant sur son fils l'empire qu'elle avait jusqu'alors exerce. Catherine réussira à éliminer Coligny. Il le lu, faut pour sou amour-propre de mère tenant ses enfants sous sa dépendance ; il le lui faut encore plus pour satisfaire cette ambition, cette soif de domination qu'elle a longuenien comprimée sous le règne de son mari et quelle veut assouvir pendant ceux de ses fils.

L'Italie de la Renaissance, corrompue par la résur rection du paganisme, a fait une large part à l'assassinat danses combinaisons politiques ; elle lui demandait de

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trancher par le poignard les difficultés que sa subtile diplomatie désespérait de dénouer. C'est ainsi que les chefs départis se débarrassaient souvent de leurs adversaires et que se réglaient parfois, au sein d'une même fil mille, les contestations et les successions. Le tyran italien oi XV» et du xvi" siècle ne se faisait aucun scrupule de se débarrasser parle couteau ou le poison de quiconque le gênait. A Ferrare, au cours du xv" siècle, « dos scènes épouvantables se passent dans l'intérieur du palais..., » des princes légitimes aussi bien qu'illégitimes s'enfuient de la Cour et sont menacés même à l'étranger, par les coups des assassins envoyés à leur poursuite (1471). Qu'on ajoute à cela des complots continuels tramés au dehors : le bâtard d'un bâtard veut détrôner le seul héritier légitime, Hercule I". Plus tard (1493), ce dernier empoisonna, dit-on, safeinme après avoirdécouvertqu'elle voulait l'empoisonner lui-même ; il commit, à ce qu'on prétend, ce crime à l'instigation du frère de l'épouse criminelle. La dernière de ces tragédies, c'est le complot ourdi par deux bâtards contre leurs frères, le duc régnant Alphonse 1=% et le cardinal Ilippolyte (1506), complot qui fut découvert à temps et puni de la réclusion perpétuelle'. Dans sa propre famille, Catherine de Médicis avait vu se dérouler les scènes les plus tragiques. Son père Laurent avaitété accuséd'avoir empoisonné Julien II avec lequel il avait gouverné Florence en 1512-1513. Son frère Alexandre, qui gouverna Florence de 1530 à 1.537, avait été le plus criminel des tyrans : il avait i'c.'A empoisonner, en 1535, son cousin le cardinal Ilippolyte et plus tard sa propre mère et, en 1537, il avaitété àsontour assassiné, dans un guet-apens, par son cousin Lorenziiio. Cosine de Médicis qui lui succéda fut aussi fortement soupçonné d'avoir empoisonné Julien, fils d'Alexandre.

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