‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 20 sur 201 · LES SCIENCES CHIMIQUES ■J · texte numérisé non relu

LES SCIENCES CHIMIQUES ■J

Il en fut de l'alcool comme du feu grégeois : les anciens en soupçonnèrent vaguement l'existenco puisque Pline parle d'un vin do Falerne tellement généreux « qu'il était allumé au seul contact d'une flamme ^ »; mais ils laissèrent au Moyen Age le soin de préciser la découverte et d'en tirer toutes sortes d'applications.

L'alcool, dit M. Berllielot. ne fut pas isolé par les anciens, quoiqu'ils sussent déjà condenser certains liquides vaporisés : il ne le fut pas même par les Arabes. Par conséquent, la distillation de l'alcool, que l'on appelait alors l'eau ardente ^ est une découverte du Moyen Age. Elle est mentionnée dans le Livre des feux de Marc le Grec. Le premier auteur, connu nominativement, qui ait parle de l'alcool, est Arnaud de Villeneuve, médecin du pape, en 1285; voilà pourquoi on lo donne comme auteur d'une invention qui lui est antérieure. «11 s'est borné de parler de l'alcool comme tl'une préparation connue de son temps et qui l'émerveillait au plus haut degré ; c'est dans son ouvraire intitulé De conse rmmihi jnrenMe et écrit vers 1309'. » Ailleurs,ilencélèbreavecentbousiasmeles vertus et déclare qu'on l'appelle justementeau-dc-vie « parce qu'il prolonge la vie ». Un de ses contemporains, lo pseudo- Raymond LuUe, donne le procédé pour recli6er l'alcool . jù.squ'àceque le produit brûle sans laisser trace d'eau « ; et M. Berthelot conclut le récit de celte découverte en constatant que « au début du xiv« siècle, les alchimistes furent saisis d'une telle admiration pour la découverte do l'alcool qu'ils l'assimilèrent à l'élixir dn longue vie et an mercure des philosophes. » Ce qui en faisait en réalité l'importance, c'est qu'elle était l'un des résultats d'un

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