L ART ROMAN
yeux des hommes, on peut dire que la statuaire mouu. menUle entonna, elle aussi, un . cantique nouveau ; ' » les
portails de Souillac et
de Beaulieu dans la Corrèze, de
Saint-Élienne de Cahors, les sculptures de Saint-Etienne de Toulouse, enfin les magnifiques cloîtres de Saint-Bertrand de Coraminges et d'Elne.
La seconde de ces écoles fut celle de Bourgogne qui reçut une vigoureuse impulsion del'abbaye • prodigieuse» de Cluny et de cet homme que l'on trouve à la tête des grands mouvements religieux et artistiques du xi» siècle, saint Guillaume, abbé de Saint- Bénigne de Dijon. Cet art avait couvert de sculptures le cloître, les portails et l'intérieur de l'église de Cluny, la plus vaste des églises de la chrétienté avant la reconstruction de Saint-Pierre de Rome. Le vandalisme révolutionnaire a fait <lisparaitre ces chefs-d'œuvre avec l'abbaye; mais nous pouvons nous en faire une idée. d'après les sculptures dont on décora, vers le même temps, l'abbaye clunisienne de Vézelay et Saint-Lazare d'Autun. L'influence des artistes bourguignons se fit sentir dans la région de la Loire, à la Chante, Ncvers, Charlieu, et jusque dans la région du Rhône, a Valence.
L'Ouest de la France eut aussi son école romane de sculpture qui s'épanouit surtout dans ia Saintonge et le Poitou et se disUngua par une «luxuriante fécondité i ». « La sculpture, débordant les limites devenues trop étroites des archivoltes, des portes et des fenêtres, envahit toute la façade et la couvre tantôt de figures ordonnées suivant un thème iconographique, tantôt de motifs où il ne faut pas chercher d'autre signification que leur valeur décorative».. La façade de Notre-Dame de Poitiers en est l'un des plus merveilleux spécimens; mais on en retrouve d'autres exemples dans un grand nombre d'églises s'éclie-