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LES ARTS DÉCORATIFS A LA FIN DU MOYEN AGE

onstiuisirent en grand nombre alors, furent aussi décorés le vitraux : il y en avait à l'hôtel Saiiit-Pol du roi Charles V it dans la résidence de son fils Louis d'Orléans. Des icoles de verriers se créèrent, au siv« siècle, et se contiluèrent, les deux siècles suivants, à Lille, à Arras, à Lyon, i Metz, à Strasbourg.

Les tapis et les tapisseries furent d'un usage de plus sa plus général à la fin du Moyen Age. Le sol des appartements était recouvert de tapis, les murs des grandes Galles de réception ou des églises tendus de tapisseries ; ilans les grandes fêtes publiques et les processions, on en iécorait les balcons et les façades des maisons ; elles drapaient encore les lits, les dais, les trônes. Le trésor de la cathédrale de Sens, avec sa magnifique tapisserie du couronnement d'Esther, la cathédrale de Reims, avec ses pièces de haute lisse représentant l'histoire de Clovis, l'abbaye de la Chaise-Uieu ont conservé jusqu'à nos jours de fort beaux spécimens de cet art. Charles le Téméraire avait mie collection de tapisseries qu'il perdit aux défaites de Morat et de Nancy et dont quelquesunes se trouvent à l'église principale de Berne et au alais ducal de Nancy >. Après la bataille de Nicopolis, 1390, le roi de France et le duc de Bourgogne envoyèrent en présent à Bajazct une tapisserie d'Arras qui retraçait la vie d'Alexandre. Celle que le duc de Bourgogne offrit, I. « Elles font ressortir les dangers de la bonne chère au moyen dune suite de tableaux allégoriques dans lesquels Gourmandise, Friandise, Passe-temps, Je bois-à-vous et Bonne-Compagnie deviennent victimes de Banquet et Souper qui conspirent contre leurs hôtes en appelant à leur aide Gravelle, Goutte, Colique, Apoplexie. Souper et Banquet Onissent par être traduits devant le tribunal de dame Expérience assistée de docteurs. La plainte entendue. Banquet est condamné à être pendu; des circonstances atténuantes sont admises en faveur de Souper. Maître Avicenne, présent au parquet, prend soin d'expliquer une partie de rarrèt(Viollet-lc-Duc.Dic(ionmiire raisonné du mobilier français, ». p. »77)-

en 1393, au duc de Lancastre, représentait « les histoires de la Bible à grands personnages, le roi Clovis, Charlemagne et les douze pairs, les sept vertus avec les images des sept rois vertueux, les sept vices avec les rois qui en avaient été coupables '. » Les chambres de l'hôtel de Bohème, habité par Louis d'Orléans et Valentiue Visconti, étaient tendues de drap d'or à roses, brodé de velours vermeil, de satin vermeil brodé d'arbalètes, de drap d'or brodé de moulins *. «

Plusieurs villes avaient la spécialité de fabriquer ces tapisseries ou ces étoffes précieuses ornées de broderies ou d'applications, qui servaient de tentures ou étaient utilisées pour les ornements liturgiques. C'était Paris dont les hautslissiers étaient organisés eu corporation dès 1302 ; bientôt, Arras fit une telle concurrence à Paris que le mol Arazzo (travail d'Arras) finit par désigner toute tapisserie en Italie. Les ducs de Bourgogne auxquels cette ville appartenait, lui acquirent une renommée européenne, en portant cet art, comme tous les autres, à son apogée. Ce fut à Arras que Michel Bernard fabriqua pour Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, la tapisserie qui représentait la bataille de Roosebecque et qui ne mesurait pas moins de deux cent quatre-vingt-cinq mètres carrés. Au cours du xv siècle, de nouveaux centres de fabrication se créent à Rennes, à Bourges, à Troyes, à Reims. Mais toujours, grSce à la protection des ducs de Bourgogne et au concours d'artistes tels que Rogier van der Wcyden, qui se fit dessinateur de tapisseries, les villes flamandes tinrent la tête de ce mouvement artistique. A côté d'Arras, qui sous Philippe le Bon avait cinquante-neuf maîtres tapissiers et fabriqua la belle collection de Charles le Téméraire, cet art se développa à Tournai où fut exécutée pour Pliilippe le Bon l'Histoire de la Toison d'Or, à Bruges, à Bruxelles. Lorsque la Renaissance voulut créer des ateliers de tapisserie en

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