CHAPITRE VII L,a connaissance du monilc au Moyen J^ge
Calvet (Cours moyen, p. 88).
(Au temps de la nenaissance) les Européens apprirent, a leur grand éionnement, que le monde était plus étendu qu'on ne croyait, qu'il y avait d'autres peuples ayant d'antres mœurs, d'autres religions, qu'on pouvait donc vivre et penser autrement qu'ils ne faisnient eux-mêmes.
Jlùmc passage dans Cours supt-rieur, p. 90.
Cours supérieur, p. 83.
Dit qu'avant la Benaissancc a le commerce n'existait que dans les pays de la Mcrtilcrranée. »
Pevi:ht (Cours moyen, p. 4S).
{Au XV» siècle) commencèrent les grandes découvertes (géographiques).
GuiOT ET Ma:ïe (Cours moyen, p. 7C).
(Au Moyen Age) l'activité commerciale se concentrait dans l'étroit bassin de la Méditerranée, autour duquel, suivant l'expression d'un philosophe ancien, les hommes se pressaient comme les grenouilles autour d'une mare.. ..(Au XV' siècle), le monde semble s'agrandir toulàcoup.... La société féodale du Moyen Age restait isolée en Europe.
Cours supérieur, p. 118.
Pendant des siècles, l'homme était resté enfermé dans le cadre resserré de l'ancien monde. Son esprit avait fini par s'engourdir dans une lourde torpeur. Soudain les barrières sont brisées, l'intelligence s'éveille, prend son essor I Quelle surprise pour les marinsi Ils voient des peuples inconnus, des noirsen Afrique^.. D'oà proviennent ces races ? Les explications anciennes ne suffisent plus: alors Vespril d'eiamcn s'émancipe.
I. Ainsi, d'après MM. Guiot et Mane, les Européens n'avaient pas VTi de noirs avant le iv« siècle!
128 HISTOinE PARTIALE, HlSTOinE VRAIE
SOMMAIRE. — Afiarmatlon de M. Calvet. — L'apostolat chrétien et les découvertes géographiques. — I. Europe du Nord et Amérique. — L'Irlande et saint Patrice; les Orcades, les Sketland. — Découverte et évangélisatlon de l'Islande. — Missions de Frise, de Danemark, de Suède: Saint Anchalre. — Explorations do la Laponie et du Spitzberg au IX« siècle. — Découverte et missions du Groenland au X« siècle. — L'Amérique découverte au Xo siècle. — II. Asie. — Connaissance de l'Asie par l'antiquité. — Les byzantins dans l'Inde et en Chine : Cosmas mdicopleustès. — Explorations de l'Asie par des mar- «hands arabes : Sindbad le marin. — Le commerce in- .ernatlonal en Russie au X» siècle. — Les Italiens en Orient au X« siècle. — Les Croisades et les établissements des latins en Orient. — Les marchands musulmans en Occident. — Les explorations des missionnaires dominicains et franciscains au XIII" siècle. — Le franciscain Jean de Plancarpin en Chine. — Le franciscain Jean de Rubruquii en Chine. — Les voyages de Marco Polo; ses séjours en Chine. — Les églises de Chine auXIV^ siècle.
— Le franciscain Odoric de Pordenone. — III. Afrique.^ Jonnaissance de l'Afrique par l'antiquité. — Missions chrétiennes d'Alexandrie en Abysslnie au IVo siècle. — Missions en Cyrénaïque et dans le Sahara au IV» siècle.
— Les géographes arabes. — La boussole et les voyages au large au Xlle siècle. — Les Génois au Sénégal. —Les Canaries. — Les dieppols au Cap-Vert et au Sierra- Leone. — Jeande Bethencourt. — Les Portugais et Henri le Navigateur.
a Au xv° siècle, dit M. Calvet, les Europoeus apprirent, à leur grand étonnenient, qu'il y avait d'autres peuples ayant d'autres mœurs, d'autres religions, des milliers de religions diverses. • Cette affirmation correspond à l'un des arguments qui reviennent souvent contre le christianisme, et plus particulièrement contre le catholicisme, dans les manuels de morale. Pour incliner l'enfant vers le scepticisme religieux, on insiste sur la multiplicité des religions éparses à travers le monde. On en augmente le