I. HâRODOTE, IT, &a
IbO HISTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIK
chrétienne, un certain Diogène atteignit probablement Zanzibar: et vers le même temps, deux centurions romains, envoyés par Néron, étaient parvenus, par la voie des caravanes, jusqu'aux marécages qui s'étendent au Centre ie rAfri(|ue, entre les neuvième et septième degrés de •atitudeiNord. Les géographes anciens PloléméeetStrabon jous ont conservé les notions géographiques que ces /oyages avaient données à leurs contemporains.
Le Haut Moyen Age chrétien poursuivit ce mouvement pour porter l'H-vangile aux peuples du continent noir. Il ne se contenta pas d'explorer les côtes, comme l'avaient surtout fait les anciens; il envoya sesmissionnaires dans l'intérieur des terres, précisant ainsi les connaissances, étendues sans doute, mais superficielles, qu'il avait reçues de l'antiquité.
Dès le IV» siècle, la métropole clirétienne de l'Egypte, Alexandrie, fut un centre de missions africaines. En 328, saint Alhanase, patriarche de cette ville, ordonnait évêque Frumentius et l'envoyait évangéliser les hauts plateaux d'où vient le Nil; ce fut l'origine du christianisme en Abyssinie. En union avec le patriarcat alexandrin, il s'y développa ; car le voyageur Cosmas Indicopleustes, qui visita ces pays au vi" siècle, y trouva des églises, des évéques et des ascètes; alors aussi, des moines traduisirent la Bible en éthiopien *. Vers le même temps, des missions religieuses et commerciales furent dirigées par les byzantins de la Cyrénaïque et de la province d'Afrique (Tunisie, Algérie) dans le Sahara.
La conquête musulmane, au vi" siècle, vint arrêter cette expansion de la civilisation chrétienne. Toutefois, les Arabes ne restèrent pas indifférents à la découverte de pays et de peuples nouveaux. Quoique leurs géographes soient inférieurs à ceux des Grecs et des Romains, ils n'en ont pas moins fait progresser la connaissance qu'on