‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 75 sur 201 · I. Ibie, p. i · texte numérisé non relu

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politiques, «Jes traités sur le mépris du monde et sur l'art de bien mourir *. »

Dans l'abbaye italienne de Grottaferrata où il s'était réfugié, après avoir été chassé de Russie à cause de sa soumission au Saint-Siège, le cardinal Isidore, ancien métropolite de Kiev, vivait dans les pratiques de la piété et dans l'élude des auteurs de l'antiquité sacrée et profane. Dans sa bibliothèque, Platon, Hérodote, Plutarque, Tluicydide, Polybe, Dcmusthène, Isocrate, Homère, Euclide et Hi|)pocrate voisinaient avec saint Grégoire de Nazianze, saint Thomas d'Aquin et saint Jean Chrysostome.

Quelle que fut sa reiioinniée.elle fut éclipsée par celle de son ami Bcssarion, métropolite de Kicée, cardinal des Sainls-Apotres. Ce lut un écrivain fécond et puissant. Aux conciles de Ferrare et de Florence, il composa plusieurs discours d'une théologie savante en faveur de l'Union dos églises grecque et latine et quand elle fut proclamée, il la défendit contre les scliismatiques par une série de traités tels que l'Apologiede Veccos, la Réfutation de Marc d'Kplièsc, la Réfutation de Planude et son étude sur l'Eucharistie. Plus tard, après la prise de Constantinople par les Turcs, il essaya de soulever l'Europe entière en faveur de sa patrie, visitant, au nom du pape, les princes chrétiens et adressant aux peuples des appels pressants, en des lettres de la plus haute éloquence. Fixé désormais en llalie, légatà Pérouse, enfin doyen du Sacré-Collège, il prit part aux combats philosophiques que se livrèrent les partisans de Platon et ceux d'Aristote. Platonicien éclairé, il ne craignit pas d'entrer dans la mêlée pour faire entendre une parole autorisée. Si des platoniciens exaltés et exclutifs, tels que Gémiste Pléthon, Argyropoulos, attaquaient la philosopliie d'Aristote, il la défendait, et pour mieux la défendre, il travaillait àla faire connaître en traduisant luiméine la Métaphysique. Mais si, poussé par l'ardeur de

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