‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 77 sur 201 · I . Gl'iraud, op. cit., p. a74-a · texte numérisé non relu

I . Gl'iraud, op. cit., p. a74-a

ISO HISTOIRE PAHTIA.LE HISTOIRE VRAIE

coramo Bessarion, il chercha à en propager la connaissance. « Trithènie nous apprend qu'une riche collection de manuscrits grecs que Nicolas avait réunie dans ses voyages à Constanlinople, devait être publiée par ses soins et mise à la disposition du public, l'année même où il termina sa laborieuse et féconde carrière. » II usa de I influence que lui donnait la pourpre romaine et do ses l'onclions de légat pour répandre dans le peuple allemand la culture classique, multipliant pour cela les écoles des Frères de la Vie commune de Deventer'.

t Les sciences lui étaient aussi familières que les lettres et la philosophie : maliiémalicien, physicien, astronome, il favorisa les savants, en particulier les cosmographes et les géographes et le plus illustre d'entre eux, l'allemand Itegiomontanus qui vint enseigner à Viterbe. A Rome, il jouit d'un aussi grand prestige que dans sa patrie. L'éloge que Vespasiano da Bisticci fait de son esprit ' nous en est l'indice : « C'était, dit-il, un illustre philosophe et théologien, un maître de l'école de Platon... il était tout adonné aux lettres, très savant en grec... ses ouvrages eurent beaucoup de renom. » Il parcourut la France et l'Alleinagne. A Rome, comme en Allemagne, il eut ses familiers auxquels il donnait largement ce qui était nécessaire à leurs études*.

Ainsi inaugurées dans la chaire de saint Pierre par Nicolas V et au sein du Sacré-Collège par des cardinaux tels que Cesariui, Capranica, Bessarion et Nicolas de Cusa, ces traditions d'humanisme chrétien se continuèrent, avec le même éclat, dans la seconde moitié du xv» siècle et au XVI' siècle.

Elu le 19 août 145S, Pie II était le digne continuateur de Nicolas V. Comme lui, il avait consacré à l'étude toute sa

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