I.E MOYEN ACE ET L ESPRIT HUMAIS
intellectuelle'. L'Université de Paris faisait profession défaire parlerlat Raison au sein de l'Eglise, lUit io dictons in Ecclesia; > le grand docteur Gerson rappelait» notre Paradis terrestre auquel était l'arbre de la science du bien et du mal * ». Ses enseignements étaient donnés par des centaines de maîtres et suivis par des milliers d'étudiants. « Le rôle de la Faculté des .'Xrts donne, en 1349, cinq cent deux maîtres régents', celui de 1403 sept cent quatre-vingt-dix et encore est-il incomplet. Au synode de Paris de I40G. .lean Petit pariait de mille maîtres es arts et un assistant l'interrompit pour dire deux mille.... On ne saurait déterminer le nombre des étudiants. Juvénal des Ursins dit sérieusement, à propos d'une procession de 1412 : <i Et en fit une l'Université de Paris jusqu'à Saint-Denis, et quand les premiers étaient à Saint-Denis, le recteur était encore à Saint-Matliurin, rue Saint- Jacques. » Ce qui indique un cortège d'étudiants se développant sur plus de douze kilomètres de longueur ! Et cela ne doit pas nous étonner puisque, au xin' siècle déjà, on estimait à 30.000 la population universitaire de Paris et à 20.000 celle de Bologne*. Quoi(iue la plus importante de toutes par sa renommée et la multitude de ses maîtres, l'Université de Paris avait de nombreuses émules en France et dans l'Europe entière, et le monde chrétien présentait une population d'étudiants si considérable que notre temps lui-même n'a pas encore pu en dépasser le nombre.
y. Lavisse. Histoire de France, IV i p. Z'}i.