‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 92 sur 201 · Cité oar Jansse», op. cil., p · texte numérisé non relu

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21G HISTOIRE PARTIAf.E HISTOIIIE VRAIE

leurs résidences et leurs monastères et créaient ou entretenaient des ateliers à leurs frais. Les Frères de la Vie commune de Rostock élablirent dans leur couvent une imprimerie dont ils furent les ouvriers ; car ils décla raient que « la typographie est la mère commune da toutes les sciences, Tauxiliatrice de l'Église. » Des impri meries s'ouvrent encore, en 1470, chez les Ciianoines réguliers de Beromunster en Argovie ; en 1472, chez les Bénédictins de Saiute-Afra, à Augsbourg; en 1474, chez les religieux du même Ordre, à Baraberg ; en 1475, chez ceux de Blaubeuren ; en 1478, chez les Prémontrés de Schussenried ; en 1479, chez les Augustins de Nuremberg et les Bénédictins de Saint-Pierre d'Erfurt. Un professeur de théologie, André Frisner, exerça le premier cet art à Leipzig et ce fut à l'instigation du théologien Paul Scriptoris, lecteur des Franciscains de Tubingen, que cette ville a dû l'établissement de sa première presse, en 1498*.

Ce furent aussi de hauts dignitaires de l'Eglise qui créèrent les premières presses dans la plupart des villes de France '. Au commencement de 1470, le prieur du Collège ecclésiasliquedela Sorboune,.Jeande la Pierre'(ll3iis von Stein), et le professeur de lettres de Sorbonne, Fichet, unirent pour cela leurs efforts. Le premier, familier avec le monde germanique, alla lui-même chercher en Allemagne le maitre-ès-arls, Michel Freiburger, son ancien condisciple à Bâle, et les ouvriers, Gering de Constance et Martin Cranlz ; d'accord avec Fichet, il leur organisa un atelier dans l'inlérieur même de la Sorbonne. Le premier ouvrage qui en sortit fut un recueil des

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