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l'église et les origines de l'imprimerie 221

dil-il. une quarantaine de villes françaises possédèrent (les ateliers typographiques, elles le durent en grande partie à ceux "qui protégèrent ou commanditèrent les premiers imprimeurs; à Paris ce furent des docteurs de Sorbonne, ce furent des marchands à Lyon, Rennes, Màcon et plus tard Avignon, des évoques et des chnvoiiies à Poitiers, Troyes, Chartres, Salins, GrenolHe,Narbonne, Embrun, Uzès, Limoges, des abbés et congrégations religieuses, à Lantevac, Dijon, Ctttmj, etc. » Ou peut en dire autant de l'Italie.

Le premier atelier d'imprimerie de la péninsule fut établi, en U6i, à Subiaco. « Cette al)baye d'où est sorti l'Ordre illustre des Bénédictins donna asile aux premiers imprimeurs allemands; c'est un titre de gloire à ajouter à tous ceux de cet Ordre qui a rendu tant de services signalés à la science. » Tel est l'hommage mérité que rend l'historien protestant Gregorovius > à l'abbaye de Subiaco. Conrad Schweinheim, de Schwanheim près du Mejn. et Adolphe Pannartz de Prague y furent reçus en effet, en 1 W5. Les premiers ouvrages qu'ils y imprimèrent, aux frais des religieux, furent la grammaire latine de Donat, le de Oratore de Cicéron et les Institutions de Lactance. Deux ans plus tard (1467), ils éditèrent la Cité de Dieu de saint Augustin.

Vers le même temps, le cardinal Torqueraada, abbé cominendataire de Subiaco, faisait venir de Subiaco à Rome Ulric Hahn, plus connu en Italie sous le nom de Gallus : et ainsi, si un monastère bénédictin eut la première imprimerie de la péninsule, la ville pontificale eut la seconde avec Venise, Florence et les autres capitales delà Renaissance. Hahn édita les Méditations de Torquemada avec trente-quatre figures xylographiques.

A leur tour, Schweinheim et Pannartz se transpor lèrent à Rome et s'établirent au palais Massimo. Ils

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