‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 96 sur 201 · Histoire J. la ii(( Je Rome, l. vu, p. 5i · texte numérisé non relu

Histoire J. la ii(( Je Rome, l. vu, p. 5i

éditèrent successivement les lettres de Cicéron, Lactance, celles de saint Jérôme, de saint Cyprien, l'Ancien et le Nouveau Testament et une série d'auteurs classiques. César, Tite-Live, Virgile, Ovide, Pline, Quintilien, Suétone, Aulu-Gelle, Apulée '. » Le pape Paul II témoigna à ces imprimeurs la plus grande bienveillance, mettant à leur disposition, pour leurs éditions, les manuscrits précieux qui avaient été accumulés par Martin V, Eugène IV. Nicolas V et Pie II dans la Bibliothèque apostolique. Son propre bibliothécaire, l'évoque d'Aleria, André de Bussi, était correcteur de Pannartz, tandis qu'un autre évêque, Gianantonio Campano de Teramo rendait les mêmes services à Hahn.

A l'exemple de Torquemada, les cardinaux accordaient leur faveur à ces imprimeurs et à ceux qui ne tardèrent pas à venir à leur suite à Rome, y multipliant si bien les ateliers qu'on en a compté trente-huit de 1467 à 1500. Le cardinal CaraiTa logeait dans son monastère de Saint- Eusèbe les imprimeurs Laueret Léonard Pflugl, venus de Wurzbourg ». « Dans le Sacré-Collège, écrivait en 1469, Bussi, nous n'avons pas rencontré jusqu'ici un seul cardinal qui n'ait accueilli nos efforts avec bienveillance et avec faveur. Il est même permis de dire qu'en eux l'éclat de la science est égal à celui de la dignité. • »

Les papes étaient non moins favorables aux imprimeurs. L'un d'eux, Jean-Philippe de Lignamine, qui était venu de Messine s'établira Rome, fut chargé par Sixte IV de haranguer le roi de Naples, à son arrivée dans les États de l'Église, en 1475, et envoyé en mission à Mantoue et en Sicile. Pour ses éditions, il avait à sa disposition, lui aussi, les manuscrits du Vatican. Il n'est donc pas étonnant que, malgré les difficultés qu'elle rencontra à ses

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