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Pastob, t. IV, p. C

l'église et les origines de l'imprimerie

débuts, l'imprimerie n'ait pas Urdé à prendre à Rome le plus grand développement. En 1475, elle possédait déjà vingt-cinq ateliers et jusqu'en 1500. il y parut neuf cent vingt-cinq ouvrages nouveaux dus, pour la plupart, à des membres du clergé '.

A Florence, l'une des plus anciennes imprimeries fut celle des dominicaines de Saint-Jacques de RipoU, dirigée par leur procureur, frère Dominique de Pistoie et leur confesseur. Pierre de Pise ; elles-mêmes étaient compositriées. Elles éditèrent non seulement des livres de piété, comme une légende de sainte Catherine, et des prières, mais même des œuvres littéraires comme certaines œuvres de Boccace. « Les éditions de Ripoll, dit M. Fumugalli. sont en général fort belles. » Elles étaient corrigées par des prêtres, tels que l'humaniste Bartolomeo Fonzio. et des dominicains.

Venise » a été, pendant longtemps, la première ville du monde pour l'industrie de la librairie, soit par son iraportance comme marché de livres, soit comme centre d'un grand nombre de typographies célèbres dans le monde entier. Dès 1470 à 15O0, on y compta deux centsimprimeries et en 1500, cinquante travaillaient en même temps. Or, là aussi. l'Église acontribué à l'épanouissement de celte merveilleuse invention. L'un de ses premiers imprimeurs, Nicolas Jenson, originaire deSommevoire enChampagne', s'enrichit grâce aux commandes considérables que lui donna le clergé ; il fut nommé comte palatin par le pape Sixte IV qui faisait ainsi de l'exercice de l'imprimerie un liUe à la noblesse. Un grand nombre de prêtres, de rel igieux etde religieuses excrcèrenten personne ce métier;ce furent par exemple le prêtre Clément de Padoue, dont les con

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