‹ Histoire partiale, histoire vraieChapitre 99 sur 201 · I . IbùL, p. ag · texte numérisé non relu

I . IbùL, p. ag

a. Ibl,t., p. ii.

î. Ibid.. p. 35.

l'église et les origines de L'iMPniMEniE 2ld

Uon s'étanl répandue au loin, l'archevêque de Grenade Talaverales appela auprès de lui; toutefois leur atelier de Séville, a un des plus remarquables de toute l'Espagne », dura jusqu'en 1503 ». Un autre imprimeur de SéviUe, Minarl Ungut, fut encore appelé à Grenade par l'archevêque Talavera.

L'une des plus anciennes et des plus fécondes imprimeries de Barcelone fut celle qu'y fonda, en 1493, Jean Rosenbach d'Heidelberg. Comme beaucoup d'imprimeurs, il était prêtre. Il vint en Espagne, en 1490, et parcourut plusieurs diocèses pour prendre des commandes deUvrea liturgiques. Il en fit cinq cents pour le diocèse de Barcelone, quatre cents pour celui d'Oviedo. Il se fixa ensuite à Barcelone, à l'appel sans doute de l'Ordre de la Merci. 11 fonda des succursales à Tarragone et à Perpignan, à la demande du clergé de ces villes". Enfin, de 1518 à 1524, il dirigea un nouvel atelier établi dans le célèbre monastère de Montserrat près Barcelone.

Ce fut encore un prêtre, Arnao Guillen de Brocar qui fonda la première imprimerie de Pampelune, vers 1492. Il en créa plus tard à Logrofio où il demeura de 1503 à ISn. Il fut appelé, en 1511, à Alcala par le cardinal Ximenès pour travaiUer à la fameuse Bible polyglotte que lit exécuter ce cardinal aussi célèbre par sa science que par sa piété et son génie politique. EnHn, en 1521, Brocar possédait une imprimerie à Tolède et une autre à VaUadoUd.

Comme en iUlie, l'imprimerie fit ses débuts en Angleterre dans une abbaye. Son premier maître, Caxton, ne ressemblait en rien aux pauvres compagnons allemands qui apportèrent « le merveilleux art » en France, en IUlie et en Espagne. Il était riche ; dans les Pays-Bas, où il séjourna trente-cinq ans, il fut « gouverneur de la Com-

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