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Ibid., p. a6i

per, dit un mémoire présenté, en 1785, à l'assemblée de Tours, « ou ne connaît point les dîmes vertes (levées sur les légumes verts des champs et jardins), les dîmes de lainage, charnage (laine et petits des animaux) ni même sur les blés noirs ^. » Dans la paroisse d' Appelles (diocèse de Bordeaux), la dîme n'était pas prélevée sur les pois, mougètes (haricots), chanvre, foin et bois 2. Le recteur de Saint-Malo, diocèse de Rennes, déclarait, en 1790, que « dans sa paroisse, la dîme des agneaux n'a pas été levée de mémoire d'homme, bien qu'autorisée par une sentence du présidial de Rennes en 1644^. » Dalphonse, préfet de l'Indre, écrivait, en 1804, que, sous l'Ancien Régime, la dîme verte n'était connue que dans quelques parties du département^. Dans le diocèse de Grenoble, beaucoup de paroisses ne payaient pas la dîme pour les légumes; dans d'autres, la dîme du vin était laissée à la volonté des fidèles ; dans d'autres encore, on ne percevait rien sur les agneaux ou sur le chanvre^. Beaucoup de paroisses de l'élection de Vézelay, en Bourgogne, ne payaient pas la dîme du vin, si nous en croyons Vauban dans sa Dîme royale^.

Sur les produits de la terre qui échappaient à la dîme, nous avons un document particulièrement intéressant ; c'est une consultation envoyée, à ce sujet, au contrôleur général des finances, Desmarets, par M. Nouet, avocat des finances à Paris, le 19 septembre 1712. « Il n'y a point d'ordonnance, dit-il, qui défende de dîmer les menus grains, comme sarrasin ou blé noir, millet, etc., mais comme il n'y que la dime des gros grains qui soit due de droit, il y beaucoup d'endroits où celle

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