Ibid., III, p
congrue; le chapitre de Sées, qui était le gros décimateur, lui payait 700 livres de traitement et 350 à son vicaire qui était, en même temps, maître des petites écoles. Le curé avait encore une rente de 72 livres; ce qui portait son revenu à 772 livres ^ La commune de Montrond, aujourd'hui réunie à Neuville, avait, en 1790, 150 habitants; son curé jouissait d'un revenu net de 240 livres puur le temporel, de 609 sur les dîmes, toutes charges spirituelles et temporelles déduites^. Son collègue de Neuville (319 habitant) présenta lui-même de ses revenus et de ses charges un état fort détaillé d'où il résultait que son revenu clair était de G07 livres « toutes charges réduites i> ; mais il ne comptait pas la jouissance du presbytère « consistant en une salle, cuisine, office, laverie, deux chambres, cinq cabinets, grenier dessus, une grange, une étable, une écurie, un bûcher, des latrines, une serre pour le jardin, une boulangerie en terre à pavés, un juchoir pour les volailles ; tous ces objets bâtis à neuf en pierre et couverts en tuiles; un pressoir et moulage en hêtre, grenier à pommes dessus et deux caves » ; ni celle « d'un jardin en arrière clos de murs et de haies vives ^ ». Le curé de Saint-Hilaire-Ie-Gérard (289 habitants) avait un presbytère, un jardin, trois pièces de terres, une pâture et 050 livres de dîmes ^ ; celui de Sainte-Colombe-la-Petite (230 habitants, aujourd'hui réunie à Saint-Léonard des Parcs) avait 1.300 livres de revenue
Si, nous transportant dans une région tout opposée de la France, nous nous enquérons de la situation matérielle des curés en Provence, avant 1789, nous trouvons des ren. seignements du même genre. A Jonques (Bouches-du-