Citée par Lallemako, op. cit., p
« une écuelle de viande aux fêtes annales (solennelles) et aux fêtes d'apôtres XIIT écuelles de viande ou de pois ou de fèves ; de plus, l'une des années couttes (cotes), l'autre souliers, l'autre chemises, c'est à savoir III cotes l'un des ans, III souliers l'autre an, et III chemises l'autre année ^ ».
L'Eglise primitive ne s'était pas contentée de soulager de ses aumônes les pauvres et les malheureux ; les papes, les évêques avaient encore fondé les asiles où étaient reçus les voyageurs {xenodochia), les orphelins {orphanoirophia), les malades [nosocomia). Les papes et les évêques du haut Moyen Age continuèrent ces traditions et multiplièrent les asiles et les hôpitaux. Saint Grégoire le Grand en entretenait non seulement à Rome, près de ses diaconies ; mais encore dans ses domaines, pour y recevoir les serfs et les colons. Bientôt, à côté de chaque cathédrale et de chaque sanctuaire visités par les pèlerins venus de loin, le long des routes fréquentées plus particulièrement par les voyageurs, les commerçants et les pèlerins, aux passages difficiles des fleuves et des montagnes et dans les ports de mer, on vit se multiplier des hospices fondés par les évêques et administrés par eux. « C'était surtout^ sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable. Non seulement ils créaient, dans les chefs-lieux de civitates, ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales et dont l'administration fut partout dévolue à leurs conseillers, c'est-à-dire aux chanoines, mais encore ils étaient les supérieurs naturels de tous les hôpitaux fondés dans leurs diocèses.... Le rôle prépondérant conservé aux évêques dans les affaires des pauvres, la surveillance active des établissements hospitaliers qu'ils regardaient comme un des devoirs principaux de