Ladbe. Bibliolii. Nova. Vila AdalberoniSy I, p
toine, plus connu sous le nom d'Antonins. Leur maisonmère, qui était à Vienne en Dauphiné, eut bientôt un grand nombre de succursales dans le monde chrétien. Dès la première moitié du xii' siècle, se fondaient les hôpitaux ou commanderies de Ranvers (diocèse de Turin), Florence, Bailleul en Flandre, Marseille, Chambéry, Rostock ^. Les hôpitaux Saint-Antoine de Paris et de Besançon appartenaient à cet Ordre. La règle de Saint- Antoine était fort austère : « Les frères, disait-elle, ne doivent jamais se plaindre ni de l'excès du travail, ni des peines qu'il procure ; il faut qu'ils combattent comme des ennemis odieux l'impatience et la mauvaise humeur. Forts de la grâce du Seigneur invincible, ils seront disposés, martyrs volontaires de leurs devoirs, à accepter de rudes souffrances et la mort même, en union avec le Fils de Dieu crucifié pour le salut du monde ^. »
Les ravages de la lèpre furent beaucoup plus étendus que ceux du feu sacré ^. Aussi le soin des lépreux fut-il l'une des œuvres de charité les plus recommandées et les plus pratiquées par l'Eglise au Moyen- Age. Le nombre des léproseries destinées à recevoir et à nourrir les lépreux, devint considérable ; dans son testament, daté de 1225, Louis VIII léguait cent sous à chacune des 2.000 léproseries de son royaume. ^
« En Dauphiné, les léproseries jalonnent les grandes