Bollandistes. Acta Sanctorurn, ai janvier II, ^Sg
?>. Ihid.y 8 janvier I, 536.
It. Mabillo?î, Analecta, p. 269.
.5. Le Grand. Les Quinze- Vingts, p. agô.
6, Arch. Nat. K, 18, 206, cite par Le Ghand, p, 3oi.
tinue de recevoir son exécution », Nous trouvons encore des fondations de ce genre à Orléans, Angers, Meaux, Châlons-sur-Marne, en France; Kingston en Angleterre; Francfort, Memmingen en Allemagne ; Vicence et Fadoue en Italie; Tournay et Bruges en Flandre ^
Quelque nombreuses qu'aient été ces fondations visant des maladies ou des inOrmités particulières, elles ne pouvaient rivaliser ni en nombre ni en importance avec les hospices qui recueillaient sans distinction tous les mallieureux ni avec les hôpitaux qui soignaient toutes les maladies et que l'on appelait, les uns et les autres, Hôtels- Dieu ou Maisons-Dieu,
Certes, notre temps a fait beaucoup pour soulager la misère et la souffrance; les budgets considérables dont dispose l'assistance publique et les ressources de la charité privée ont multiplié, dans les villes et même dans certaines bourgades, les hospices et les hôpitaux ; mais, nous ne craignons pas de l'affirmer, ces maisons charitables étaient plus nr^mbreuses au Moyen Age que de nos jours et au lieu de peser sur nos budgets communaux, départementaux et nationaux d'une manière si lourde, leur fondation et leur entretien étaient dus presque uniquement à la charité chrétienne sans cesse stimulée par l'Eglise, et aux biens ecclésiastiques dont une grande part allait au soulagement de la misère et de la souffrance. Le seul diocèse de Paris comptait plus de cinquante Maisons-Dieu-, au milieu du xiv siècle. M, Le Grand en a dressé la statistique, à peu près complète, dans son beau livre sur ce sujet ^,
Elles n'étaient pas toutes de la même importance, 1,'Hôtel-Dieu de Paris était considérable, étant donné le nombre de la population parisienne. « Pendant lexv" siècle
I, Le tîRA.Mu, Ibid., pp. 3o3-3o8.
3, Le CiR.\jiD. Les Maisons-Dieu et léproseries du diocèse de t*uris. nu milieu du XIV'^ siècle, p. V.