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278 niSTOIRE PARTIALE, HISTOIRE VRAIE

et les premières années du siècle suivant, il nourrissait, chaque jour, de 400 à 500 malades ; vers 1540, grâce à la construction d'une nouvelle salle, ce chiffre put s'élever jusqu'à 600 ou 700 ; dans les mauvaises années, on rencontrait à l'Hôtel-Dieu 1.400, 1.500, et même 1.600 malades^. M A côté des malades, il ne faut pas oublier les enfants, les vieillards, les passants et les malheureux qui y étaient reçus pour un temps plus ou moins long. Certaines Maisons-Dieu de la campagne étaient fort modestes. « A Palaiseau, par exemple le dortoir des pauvres ne comptait que sept lits 2. C'est à dessein que l'on multipliait ces petits hôpitaux; « le caractère distinctif du régime hospitalier au Moyen Age, fait remarquer avec raison M. Le Grand, consiste dans la multiplication des établissements qui s'élevaient au milieu des plus petits villages de façon à mettre les secours plus à portée des malheureux^. »

Les Maisons-Dieu avaient une double mission ; elles recueillaient les pauvres passants, les enfants, les vieillards, les indigents et en même temps elles soignaient les malades. L'hôpital de Goderville avait été fondé pour « habergier les povres habitants et trépassants (passants) par la ville, recevoir les pèlerins et les malades, donner asile, pendant la nuit, aux pauvres passants et, pendant le jour, à ceux qui souffrent maladie. » Les mêmes objets^ sont mentionnés dans les actes de fondation des Maisons-Dieu de Saint- Arnould-en-Yvelines, de Sainte-Menehould, deSaint- Germain-d'Escot, des hôpitaux de Dun, d'Auxy-le-Château et en général de la plupart des établissements hospitaliers du Moyen-Age.

C'est pour mieux pratiquer l'hospitalité en faveur des passants, des pèlerins et des indigents que les Maisons- Dieu étaient établies, le plus souvent, le long des routes, et

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