Dexifle. op. cit., n
5. Gardèhe. Inventaire des archives hospitalières de Condom. Introd. p. 18.
(J. CoTECQUE. U Ilôtd-Diea, p. Go.
7. Arch. nat., L. 459, n» ai. « Ad perpetuo rocipiendum ibidem l>atii)crL-s, peregrinos et infirmes.
(1241). A Warc, près de Murs, existait une petite Maison-Dieu établie « pour être logez les pauvres indigens, malades et autres, à Thonneur de Dieu ^ ».
La plupart des Hôtels-Dieu et des Maisons-Dieu recevaient et soignaient les personnes atteintes de toutes sortes de maladies ou infirmités -. Dans plusieurs de ces établissements charitables, on ne se contentait pas d'attendre les malades; on les recherciiait. A Angers^, les religieux hospitaliersdevaient parcourir la ville deux fois la semaine, l)our les recueillir a domicile. Les religieux du Saiiill^sprit recevaient la même obligation de leur règle dont le chapitre 1:2 était intitulé de pauperibus requirendis.
Qu'ils fussent amenés par les frères hospitaliers, après leur tournée charitable dans la ville, ou qu'ils se présentassent eux-mêmes, les malades étaient admis sans distinction de nationalité, de croyance, de maladie. « Sous iceluy comble de charité (dans cet hôpital) sont logés et reçus toutes manières de gens, de quelque langue qu'ils soient, amis ou ennemis, connus ou inconnus, sans acception de persomies », dit de l'Hôtel-Dieu de Paris le Livre de vie active*. (( Soldats et bourgeois, religieux et laïques, juifs et mahométans se rendaient, au besoin, à l'Hôtcl-Dieu ; et tous étaient reçus ; car tous « portaient l'enseigne de povreté et de misère ». On n'en demandait pas plus, peu importait le Dieu qu'ils servaient, la maladie (même honteuse) qui les accablait''. »
Pénétré au plus haut point des idées chrétiennes, le Moyen- Age avait pour les malades le plus grand respect